Algérie: Si les autorités algériennes le permettent, à nouveau des trappistes à Tibhirine

3 ans après la tragédie, des moines pour «Notre Dame de l’Atlas»

Alger, 29 avril 199 (APIC) Si les autorités algériennes le permettent, il y aura à nouveau des moines trappistes dans le monastère de «Notre Dame de l’Atlas» à Tibhirine, près de Médéa, où sept religieux enlevés par les islamistes du GIA furent retrouvés égorgés le 23 mai 1996. Des moines trappistes de diverses nationalités sont en attente des autorisations nécessaires du gouvernement d’Alger «qui tardent à venir», annonce jeudi l’agence vaticane FIDES.

Le monastère de «Notre Dame de l’Atlas», aux pieds d’un majestueux massif montagneux, est resté intact depuis la disparition tragique de ses habitants. «Ces dernières années, en Afrique, deux autres couvents trappistes ont été attaqués, au Congo et en Angola, tient à souligner Mgr Henri Teissier, archevêque d’Alger. Ces monastères ont été complètement détruits et rendus inhabitables, bien qu’ils aient été situés dans des pays de présence chrétienne. Celui de Tibhirine par contre, même s’il se trouve en plein cœur d’une communauté entièrement musulmane, a toujours été respecté par la population, et jamais une seule de ses vitres n’a été brisée.»

Actuellement, deux prêtres diocésains d’Alger vivent dans le couvent pour maintenir vivant le témoignage chrétien en ce lieu et poursuivre la rencontre avec la communauté musulmane voisine. En attendant, une petite communauté de cinq moines de cinq nationalités différentes (d’origine française, algérienne, polonaise, espagnole et sud-américaine) s’est installée dans la cathédrale de Notre Dame d’Afrique à Alger. Ils logent dans ce qui fut la maison du cardinal Etienne Duval, disparu la même année que les sept moines martyrs de Tibhirine. De temps à autre, ils visitent le monastère aux pieds de l’Atlas dans l’attente de pouvoir s’y installer. (apic/fides/be)

29 avril 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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