accusations portées contre lui ENI-96-0330çF
Allan Boesak devrait retourner en Afrique du Sud pour répondre des
East London, Afrique du Sud, le 18 décembre (ENIçNoel Bruyns) – Allan
Boesak, qui fut l’un des opposants à l’apartheid les plus connus, devrait
faire face aux accusations de détournement de fonds (un million de rands
sud-africains, soit environ 250 000 dollars EU au cours actuel du change)
versés par l’Organisation d’entraide danoise DanChurchAid à la Fondation
«paix et justice» – dont Allan Boesak était le directeur – pour soutenir la
lutte contre l’apartheid.
Allan Boesak, ancien président de l’Alliance réformée mondiale (ARM), qui
travaille à San Francisco, aux Etats-Unis, depuis plus d’un an, aurait
décidé, selon des informations récentes, de retourner en Afrique du Sud
pour se présenter devant le tribunal.
DanChurchAid avait accusé Allan Boesak de s’être enrichi avec les fonds
donnés à la Fondation, d’avoir rec,u un salaire trop élevé, utilisé
l’argent pour régler des dettes personnelles et emprunté sans autorisation
des sommes sur les fonds de l’organisation dont il était le directeur.
Il y a environ deux ans, le Bureau de la police sud-africaine chargé de
traiter des délits économiques a ouvert une enquête sur Allan Boesak et le
comptable de la Fondation, Freddie Steenkamp.
Le 13 décembre, M. Steenkamp a comparu devant le tribunal du Cap, o? il a
été précisé qúAllan Boesak allait revenir pour se présenter au tribunal. Le
procès de M. Steenkamp a été renvoyé au 17 janvier 1997.
Le secrétaire général de DanChurchAid, Christian Baslev-Olesen, aurait
confirmé que le directeur et le comptable de la Fondation devraient
répondre des accusations de vol et d’escroquerie.
Allan Boesak a constamment repoussé les faits qui lui sont reprochés et
déclaré, lors d’une interview réalisée l’an dernier, que les fonds avaient
été volés par «les gens qui travaillent pour moi».
En 1982, Allan Boesak, alors un opposant à l’apartheid au sein de l’Eglise
missionnaire réformée hollandaise, avait été élu président de l’ARM lors de
la 21e Assemblée générale, qui avait aussi déclaré que l’apartheid était
une hérésie. Il avait démissionné de la présidence de l’ARM en 1990.
Après l’abolition de l’apartheid, Allan Boesak, qui était influent au sein
du Congrès national africain, avait été pressenti par le gouvernement en
1994 pour devenir ambassadeur auprès des Nations Unies à Genève mais il a
renoncé à cette nomination lorsque le scandale a éclaté. (404 mots)




