Réseau d’entraide autour des centres de consultation catholiques
Allemagne: Caritas salue le compromis entre le Vatican et Mgr Kamphaus
Berlin,
(APIC) La fédération allemande de Caritas salue le compromis entre le Vatican et l’évêque de Limburg, Mgr Franz Kamphaus, dans le débat autour des centres de consultation pour femmes en détresse. L’évêque de Magdeburg, Mgr Leo Nowak, se montre confiant quant à l’avenir des centres de consultation de son diocèse, qui ne délivrent plus les certificats exigés par la loi pour avorter. Il évoque aussi la création du réseau de solidarité pour le suivi à long terme des femmes en difficulté.
La décision de Mgr Kamphaus, prise en toute conscience, de faire cavalier seul en conservant les centres de consultation catholiques dans le cadre juridique de l’Etat allemand, a été acceptée par le Vatican. Cela mérite d’être relevé, a souligné mardi le président des Caritas allemandes, Helmut Puschmann, sur les ondes de la radio Berlin. On peut dès lors envisager ainsi une plus grande pluralité dans les activités de conseil sans pour autant provoquer de méchantes querelles.
Helmut Puschmann a repoussé les craintes de voir des pressions s’exercer sur les femmes accueillies dans les centres de Limburg, afin qu’elles poursuivent leur grossesse et gardent leur enfant. Les centres de consultation catholiques ont bâti leur renommée sur la qualité et l’efficacité de leurs conseils, indépendamment de la décision prise finalement par les femmes. Pour Mgr Kamphaus, l’enjeu de maintenir des centres délivrant les certificats de consultation nécessaires pour avorter est «la présence de l’Eglise auprès des femmes qui ne savent pas si elles vont mettre au monde leur enfant».
Optimisme de Mgr Nowak
L’évêque de Magdeburg, Mgr Leo Nowak, est optimiste s’agissant du succès des centres de consultation pour femmes enceintes en difficulté de son diocèse qui, comme les autres diocèses allemands, s’est conformé aux injonctions du pape et ne délivre plus de certificat. Interrogé mardi par l’agence KNA, il s’est dit conscient de l’ambivalence de cette position et reconnaît que le nombre des futures mères qui consulteront les centres catholiques risquent de reculer. Il espère cependant que les mesures d’aide mises en place au début de l’année dans son diocèse, sous la forme d’un «réseau pour la vie», montreront que «l’Eglise catholique ne laisse pas les femmes assumer toutes seules leurs difficultés mais qu’au contraire, mais qu’elle cherche à leur assurer toute l’aide possible».
Le réseau d’aide mis sur pied par le diocèse de Magdeburg devrait également permettre aux femmes qui le désirent, d’accoucher dans l’anonymat et de confier leur nouveau-né à une crèche, a poursuivi Mgr Nowak. La création d’une maison d’accueil, pour les mères mineures avant tout et leur enfant, est à l’étude, comme l’offre d’une aide professionnelle aux pères élevant seul leurs enfants. Mgr Nowak s’est réjoui de l’écho reçu jusqu’ici par l’initiative de son diocèse. Une centaine de personnes se sont d’ores et déjà annoncées comme baby-sitters ou pour accompagner les mères en difficulté, dans leurs démarches administratives.
A la fin de l’année passée, les évêques catholiques allemands ont mis sur pied un nouveau concept de conseil et d’aide aux mères en détresse, qui englobe également le conseil aux familles et en matière de sexualité. (apic/kna/mjp)



