Allemagne: Critiques après le refus du «nihil obstat» romain pour un théologien de Würzburg
Recalé malgré le soutien de l’évêque
Bochum, 18 août 1997 (APIC) La décision romaine de ne pas donner son «nihil obstat» (rien ne s’y oppose) pour la nomination du professeur de théologie morale Hans-Günther Gruber à la Faculté de théologie de l’Université de Würzburg, continue de susciter des vagues. Le prof. Gruber bénéficiait pourtant de l’appui de l’évêque du lieu, Mgr Paul-Werner Scheele.
Porte-parole de la communauté de travail des théologiens moralistes de langue allemande, Hans Kramer a déclaré lundi à Bochum que la décision du Vatican est «un signal regrettable». Cela montre l’attitude négative des autorités de censure romaine à l’égard de la théologie morale argumentée, pratiquée dans les Universités allemandes.
La décision de la Congrégation romaine pour l’éducation catholique, estime Hans Kramer, est également dirigée contre les préoccupations positives d’évêques allemands. Le fait que le «nihil obstat» ait été refusé à propos de questions concernant la morale conjugale et familiale est «symptomatique». Cela exige, à son avis, une protestation des collègues qui s’occupent de théologie morale.
Le théologien censuré enseigne actuellement comme privat-docent (enseignant libre) à la Faculté de théologie catholique de Munich. Selon le Concordat qui lie l’Etat de Bavière et le Vatican, c’est à l’évêque diocésain qu’il revient de donner son «nihil obstat» en cas de nomination d’un théologien, mais quand un professeur occupe pour la première fois une chaire, il doit également avoir l’assentiment de Rome. (apic/kna/be)



