Grand appel à la non-violence et au dialogue
Allemagne: Des dizaines de milliers de personnes acclament le Dalaï Lama
Berlin, 20 mai 2008 (Apic) A l’issue de sa 33ème visite en Allemagne, le Dalaï Lama a parlé depuis la porte de Brandebourg et a remercié les Allemands pour leur soutien. Le chef spirituel des Tibétains a appelé, lundi 19 mai en fin d’après-midi, au dialogue et à la fin de toute oppression religieuse dans le monde entier.
Selon les organisateurs, près de 25’000 personnes ont suivi le discours du Dalaï Lama et lui ont fait une véritable ovation. La police, présente avec de nombreuses forces, n’a pas voulu citer de chiffre. Le chef spirituel s’est dit très attristé par le grave tremblement de terre en Chine, qui a fait des milliers de morts et des millions de sans abri. Il a prié pour les victimes, parmi lesquelles figurent de nombreux enfants, et a appelé à prier pour elles.
Le Dalaï Lama a ensuite souligné qu’il ne voulait pas une scission avec la Chine. Les drapeaux tibétains qui flottaient sur les nombreux auditeurs ne devaient pas être considérés comme des éléments anti-chinois. Il s’agit plutôt pour lui d’une véritable autonomie du Tibet, pour assurer le respect de la culture, de la langue et de la religion du pays. Le Tibet a besoin du soutien matériel et économique de la Chine. «Nous soutenons ce grand pays», a-t-il affirmé. Lorsqu’en 1954/1955 il a passé un peu moins d’une demi année à Pékin, il aurait parlé avec Mao Tse-toung, qui l’aurait lui-même encouragé à conserver le propre drapeau du Tibet.
Principe de la non-violence
Le chef religieux a appelé au respect des libertés religieuses fondamentales dans toutes les régions du monde. Cela est valable pour la Chine, comme pour le Darfour ou la Birmanie, où les gens souffrent. «Le 20ème siècle a été un siècle d’effusion de sang. Nous devons faire du 21ème siècle une siècle de dialogue», a déclaré le Dalaï Lama, dont le interrompu discours en anglais a été interrompu par des acclamations à plusieurs reprises.
Il a aussi appelé l’auditoire à soutenir les Tibétains sur leur chemin de non-violence. Ceux-ci doivent aussi conduire leur propre vie selon le principe de la non-violence. La Porte de Brandebourg était très bien adaptée pour ce type de message.
Après sa rencontre avec la ministre du développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul.
(SPD), le 19 mai au matin, le Dalaï Lama, a, entre autres, rencontré les politiciens des Verts de la commission des affaires étrangères du Bundestag. Mardi matin 20 mai, il poursuit sa visite en se rendant à Londres. (apic/kna/ak/js)



