10 millions de DM aux victimes et à l’œuvre de réconciliation

Allemagne: L’Eglise catholique allemande reconnaît avoir employé des travailleurs forcés

Bonn, 10 septembre 2000 (APIC) L’Eglise catholique-romaine d’Allemagne a accepté de verser 5 millions de deutsche marks (DM) (4 millions de francs suisses) aux travailleurs forcés attribués à des institutions catholiques durant la deuxième guerre mondiale. L’Eglise financera en outre une œuvre de réconciliation à raison de 5 autres millions de DM.

La Conférence épiscopale allemande a annoncé sa décision d’indemniser les travailleurs forcés le 29 août alors qu’elle reconnaissait officiellement avoir employé des travailleurs forcés durant la guerre. L’épiscopat allemand avait refusé, dans un premier temps, de contribuer au Fonds, tant que les enquêtes lancées dans les diocèses n’auraient pas établi que des travailleurs forcés ont été bel et bien employés dans des institutions catholiques.

En juillet, l’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD) et l’organisation protestante d’entraide Diakonisches Werk avaient annoncé qu’elles verseraient 10 millions de DM (8 millions de francs suisses) au Fonds d’indemnisation mis en place par le gouvernement et les entreprises allemandes en faveur des travailleurs forcés survivants. Les organisations protestantes avaient admis alors que des institutions religieuses avaient employé une certaine proportion des millions de travailleurs forcés amenés en Allemagne durant la guerre.

La somme versée par l’Eglise catholique ne sera pas ajoutée au Fonds officiel d’indemnisation. Les évêques catholiques ont souligné que la vocation initiale du Fonds officiel était d’aider les travailleurs forcés employés par l’Etat ou l’industrie. L’Eglise catholique est décidée à rechercher qui étaient les travailleurs forcés employés dans des institutions catholiques. Le contrôle de cette tache d’investigation est confiée à Helmut Puschmann, président de la Caritas allemande. «Nombreux sont ceux qui nous aideront à retrouver les victimes», a déclaré Martina Hoehns, au nom de la Conférence épiscopale. (apic/eni/mjp)

10 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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