Allemagne: L’Eglise catholique renonce aux «certificats» autorisant l’avortement

«Témoignage très clair en faveur de la vie»

Rome, 10 avril 2000 (APIC) A partir de fin avril, les centres de consultation catholiques pour femmes enceintes en difficulté cesseront de délivrer les certificats autorisant l’avortement. Le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Karl Lehmann, a confirmé cette décision, déjà annoncée à la fin de 1999, en réponse à une demande explicite du pape.

L’Eglise catholique s’était engagée dans le système public des centres de consultation pour femmes enceintes en difficulté dans le but d’aider les femmes à garder leur enfant. Le certificat délivré par ces centres pour attester que l’entretien avec la femme enceinte a bien eu lieu était indispensable pour que la femme en difficulté puisse pratiquer un avortement de façon légale. Le pape avait exigé de l’épiscopat allemand que les centres catholiques cessent de délivrer un tel certificat afin de donner un témoignage très clair en faveur de la vie.

Autre moyen d’aider les femmes enceintes

Mgr Lehmann a annoncé que la Conférence épiscopale présentera d’ici la fin de l’année une proposition concrète pour continuer à aider les femmes enceintes en difficulté. Les évêques sont désormais pleinement d’accord sur la nécessité de définir un nouveau système d’aide sans le fameux certificat, a-t-il précisé. Les diocèses quitteront le système public dans le courant de l’année. Certains, comme ceux de Paderborn, de Fulda et de Spire ont déjà cessé de délivrer les certificats permettant l’avortement.

Les évêques devront résoudre une autre question : les centres de consultation qui ne délivrent pas le fameux certificat ne remplissent pas les conditions nécessaires pour être reconnus par la loi et ne peuvent donc pas recevoir des subventions de l’Etat. Le premier diocèse concerné a été celui de Spire. Il y a quelques jours, les autorités régionales ont retiré aux centres catholiques leur reconnaissance et les fonds publics qui leur étaient accordés jusqu’ici.

Le contact avec les femmes enceintes

Autre question restant ouverte : le contact avec les femmes enceintes. Dans le système public, 80 % des femmes sont envoyées dans les centres de consultation par les gynécologues de la sécurité sociale. Mgr Lehmann affirme que déésormais il faudra trouver d’autres manières d’entrer en contact avec elles. Il a souligné par ailleurs qu’il est important que l’Eglise catholique soit capable d’entrer en relation avec les femmes enceintes en difficulté sans passer par les structures publiques. (apic/cip-zn/mk)

10 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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