Mgr Kamphaus fait cavalier seul contre les directives du pape
Allemagne: La Sarre coupe les vivres aux centres de consultation pour les futures mères
Saarbrucken,
(APIC) Le Land de la Sarre coupera sa subvention aux centres de consultation pour les femmes enceintes du diocèse de Trèves, dès la fin de cette année. A cette date, le diocèse de Trèves sera sorti du cadre juridique qui oblige ces centres à délivrer un certificat permettant d’interrompre une grossesse. Tous les diocèses allemands ont obtempéré aux injonctions du pape de ne plus délivrer de certificat ouvrant la voie à l’avortement, à l’exception du diocèse de Limbourg.
Le ministre des affaires sociales de la Sarre a indiqué jeudi 9 novembre que seuls les centres délivrant le certificat de consultation, obligatoire pour se faire avorter en Allemagne, pouvaient être soutenus financièrement. Pour être reconnus par l’Etat, les centres de consultation doivent respecter toutes les dispositions de la loi sur les centres de consultation en cas de grossesse non désirée. C’est la condition pour que les communes et le land prennent en charge jusqu’à 80 % des coûts liés au personnel et au fonctionnement.
Outre les six centres du diocèse de Trèves, le diocèse de Spire est également concerné par la décision de la Sarre, par son centre de conseil aux futures mères en détresse dans la ville de Homburg. En sortant de la convention avec l’Etat, le diocèse de Spire s’est vu également retiré toute contribution de la collectivité civile. Le land de la Rhénanie-Palatinat compte six centres de consultation animés sur son territoire par le diocèse de Spire, 12 centres par celui de Trèves, quatre par celui de Mayence et deux par le diocèse de Limbourg.
Un évêque fait encore la sourde oreille aux injonctions papales
Seul l’évêque du diocèse de Limbourg, Mgr Franz Kamphaus, s’est abstenu de sortir du cadre légal et de suivre les directives du pape Jean Paul II. En Rhénanie-Palatinat, il a été proposé par le ministère des questions féminines et de la famille d’assimiler les centres de consultation pour futures mères en détresse, dont 35 pour cent des coûts sont pris en charge par l’Etat, à des centres de consultation conjugale et familiale, subventionnés eux à hauteur de 25 %.
Les évêques allemands ont décidé, lors de leur assemblée plénière d’automne à Fulda, d’établir de nouvelles lignes directrices pour des centres de consultation qui ne délivreraient plus de certificat aux futures mères. (apic/kna/mjp)



