Repenser la forme du Concile et le rôle du Collège des cardinaux

Allemagne: Le cardinal Lehmann plaide pour des réformes nécessaires dans l’Eglise

Rome, 27 février 2001 (APIC) Le président de la Conférence épiscopale allemande, le nouveau cardinal Karl Lehmann, 64 ans, plaide pour des réformes dans l’Eglise. Pour ce prélat influent, des réformes sont nécessaires dans le domaine de la collégialité et de la collaboration dans l’Eglise.

On doit également se poser la question de la forme que devra prendre un Concile à l’avenir, indépendamment du fait qu’un tel rassemblement de l’ensemble des évêques du monde entier se tienne ou non bientôt, a-t-il déclaré au correspondant de l’APIC à Rome.

Rien que le nombre «gigantesque» de quelque 4’500 évêques qui devraient participer à un Concile soulève des problèmes, constate l’évêque de Mayence. Et de se demander si d’autres formes pourraient être envisagées, qui associeraient davantage les présidents des Conférences épiscopales, le Collège des cardinaux et l’idée de la synodalité.

Le nouveau cardinal estime que l’on pourrait également repenser le rôle du Collège des cardinaux en tant qu’important organe de consultation du pape. Contrairement au Moyen Age, actuellement les rencontres de discussion de tous les cardinaux avec le pape ont lieu relativement rarement.

Regarder désormais certains dignitaires de l’Eglise «à la même hauteur d’yeux»

Le fait que Mgr Lehmann ait été jusqu’ici «seulement» évêque, alors qu’il est président d’une importante Conférence épiscopale, lui a parfois causé des problèmes protocolaires. Sa nomination comme cardinal va faciliter les choses, a-t-il admis. Car dans certaines circonstances, il y a eu des tentatives d’utiliser cet argument à ses dépens. Il se réjouit, de ce fait, de pouvoir désormais – «en toute modestie» – regarder certains dignitaires de l’Eglise «à la même hauteur d’yeux».

Le cardinal Karl Lehmann considère le fait que trois théologiens allemands renommés aient été élevés au rang de cardinaux comme un signe que la théologie allemande «est visiblement davantage appréciée et reconnue que l’on ne pense souvent». Ces nominations sont en outre une reconnaissance pour les catholiques allemands et leur engagement au plan national et international. Le président de la Conférence épiscopale allemande a souligné que le pape n’a jamais laissé poindre le moindre doute sur l’estime qu’il porte à l’Eglise allemande. Mais, a-t-il concédé, les représentants de l’Eglise allemande n’ont peut-être pas toujours suffisamment accordé d’attention aux aspects formels, qui sont importants pour Rome. (apic/cic/be)

27 février 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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