Allemagne: Les Oeuvres d’entraide soutiennent la reconstruction en Amérique centrale
«La misère amplifie le nombre des victimes»
Bonn, 9 novembre 1998 (APIC) L’ampleur de la catastrophe provoquée par «Mitch» en Amérique centrale n’a pas que des causes naturelles. Selon l’œuvre d’entraide catholique allemande Misereor, l’expulsion de petits paysans, la misère, le déboisement des forêts et l’économie basée sur les grandes propriétés terriennes sont aussi des causes qui provoquent autant de victimes, a déclaré lundi à Bonn Bernd Bornhorst, responsable des projets de développement Misereor en Amérique centrale.
Tout en tenant compte des 10’000 victimes de l’ouragan, on doit aussi admettre que la misère, la destruction de l’environnement et l’injustice en Amérique centrale sont une catastrophe permanente. Selon les estimations de Misereor, les principales structures de la vie des habitants des pays atteints par la catastrophe ont été en grande partie détruits. Les pays touchés ont besoin pour une longue période de matériel pour la reconstruction. Un autre responsable des projets de développement en Amérique centrale, Heinz Oelers, demande dans un rapport une remise partielle des dettes ou un délai supplémentaire pour leur remboursement. On doit aussi tout faire pour que l’aide internationale parvienne vraiment aux plus pauvres.
Le président de la commission épiscopale d’Adveniat, Mgr Franz Grave, évêque auxiliaire d’Essen, a expliqué à Bonn de son côté que le risque d’épidémies allait croissant en Amérique centrale. Il manque surtout de l’eau potable. Il est maintenant nécessaire de planifier des mesures de reconstruction à long terme. L’évêque auxiliaire d’Essen a enfin annoncé une rencontre des évêques d’Amérique centrale qui pourrait avoir lieu à la fin de la visite de Jean Paul II à Mexico au début janvier 1999. (apic/kna/ba)



