Avant-garde de l’Eglise, proches des gens et socialement engagés
Allemagne: Plaidoyer de Mgr Kasper en faveur des diacres permanents
Brixen, 14 octobre 1997 (APIC) Mgr Walter Kasper, évêque de Rottenburg-Stuttgart, en Allemagne, plaide pour que l’Eglise dispose de davantage de diacres permanents, qu’il a qualifiés «d’avant-garde dans l’Eglise» pour résoudre les questions sociales qui se posent dans la société actuelle.
Mgr Kasper a souhaité une revalorisation du rôle des diacres permanents au cours d’une conférence prononcée dans la localité italienne de Brixen/Bressanone (Trentin-Haut-Adige). Le service de diaconat devrait permettre à l’Eglise de mieux communiquer avec le peuple. Le diacre a en effet un rôle important à jouer dans les questions sociales et en tant que conseiller de l’évêque.
Organisée par le «Centre international pour le diaconat» (IDZ), dont le siège est à Rottenburg, cette conférence a permis à Mgr Kasper de rappeler que le statut de diacre permanent est un ministère d’Eglise possédant ses caractéristiques propres redéfinies lors du Concile de Vatican II. Le diacre doit être une avant-garde de l’Eglise dans la résolution des problèmes sociaux. Son rôle ne saurait en aucun cas se réduire à celui d’un substitut de prêtre ou à celui d’un travailleur social. En tant que pères de famille mariés, les diacres permanents ont un contact plus facile avec les gens que ne l’a un prêtre vivant le célibat.
Mgr Kasper a insisté sur le fait que le diacre permanent trouve sa place dans un apostolat de frontière et sur les zones de rupture dans l’Eglise et dans la société. L’image de l’Eglise dépend avant tout de son engagement social, engagement qui jouit d’une grande considération dans la société. Et l’évêque de recommander que le diacre soit rattaché à une paroisse, d’où il peut développer ses engagements diaconaux au service de plusieurs communautés.
Le point fort de son action est la formation et l’accompagnement de collaborateurs bénévoles. L’idéal serait que les diacres fondent et accompagnent par exemple des groupes de soutien aux familles monoparentales ou aux toxicomanes. La communauté des diacres d’un diocèse pourrait également constituer une «instance de conseil bienvenue» auprès de l’évêque.
Mgr Kasper a également déploré le fait que, dans le domaine de la diaconie, les paroisses aient «quasiment tout délégué» à des institutions comme Caritas. Et pourtant, conclut-il, la diaconie est une tâche centrale de la communauté chrétienne. (apic/kna/als)




