Service oecuménique

Allemagne: Protestants et catholiques célèbrent le 450e de la Paix d’Augsbourg

Bielefeld, 2 octobre 2005 (Apic) Les Eglises protestantes et catholiques d’Allemagne ont célébré conjointement la semaine passée le 450e anniversaire de la Paix d’Augsbourg, qui reconnaissait officiellement pour la première fois le luthéranisme aux cotés du catholicisme romain.

«La Paix d’Augsbourg, proclamée le 25 septembre 1555, a permis la paix entre les confessions chrétiennes», a déclaré l’évêque protestant Wolfgang Huber, lors du service oecuménique célébré dans la ville qui a donné son nom à cet accord, dans le sud de l’Allemagne.

L’accord visait à mettre fin à la querelle entre les partisans de la papauté et les disciples de Martin Luther, dont l’éloignement vis-à-vis de Rome allait ouvrir la voie aux événements qui ont entraîné la Réforme protestante.

Chacun des princes-électeurs de l’Allemagne avait le droit de décider de la religion qui serait pratiquée dans son Etat. Dans les villes impériales libres, comme Augsbourg, les deux religions, si elles étaient établies, allaient continuer. «Nous célébrons dans la Paix d’Augsbourg le début de la fin de la violence religieuse», a lancé l’évêque Huber, président du Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne, le principal rassemblement de protestants, durant le service oecuménique.

Pour le cardinal Karl Lehmann, évêque de Mayence, l’accord d’Augsbourg est un appel à l’unité de l’Eglise, et il n’y a aucune alternative à «la voie de l’oecuménisme». Quant au président allemand Horst Köhler, il a lancé un appel au dialogue entre les religions et les cultures afin de promouvoir la paix et la stabilité. «La paix ne peut être préservée que si l’on est disposé à vivre avec les différences», a-t-il dit. «A Augsbourg, il est devenu évident que la paix entre les religions était une condition préliminaire à la paix dans le monde, et ceci est encore plus vrai aujourd’hui.»

En 1999, Augsbourg a été le cadre de la signature entre le Vatican et la Fédération luthérienne mondiale de la Déclaration sur la doctrine de la justification, une question controversée entre les deux traditions au temps de la Réforme. (apic/eni/pr)

2 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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