Commentaires du directeur du Bureau de presse du St Siège

Altötting : Voyage du pape en Bavière

Altötting,11 septembre 2006 (Apic) Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, qui répondait aux questions des journalistes à Altötting, a confié que le pape était très heureux de l’accueil qui lui avait été réservé à Munich.

Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et directeur de Radio Vatican, a précisé aux journalistes sur place à Altötting le 11 septembre que l’homélie de Benoît XVI portait surtout «sur le rapport avec Dieu, sur la société d’aujourd’hui avec ses tendances sécularisatrices», sans référence particulière à l’Islam.

«L’Islam n’a pas été mentionné dans le discours», a répondu le père Lombardi interrogé sur le sens de l’homélie prononcée par Benoît XVI, le 10 septembre, lors de la messe à la foire exposition de Munich. Un journaliste lui demandait si le pape avait voulu dénoncer indirectement le fondamentalisme islamique dans son discours. «Je dirais que ce sont des interprétations qui vont au-delà de ce qui est clair dans le message du pape».

Le pape avait affirmé, le 10 septembre: «Le monde a besoin de Dieu. Nous avons besoin de Dieu», de celui qui dit «’non’ à la violence», et qui est «’l’amour jusqu’à bout’». «Nous ne sommes pas moins respectueux des autres religions et cultures, ni de leur foi», si «nous confessons à haute voix et sans demi-mots ce Dieu».

J’ai l’impression que sa vision était très large, qu’elle portait sur le rapport avec Dieu, sur la société d’aujourd’hui, avec ses tendances sécularisatrices, a renchéri le jésuite italien. Le fond de l’homélie était, selon lui, l’importance de retrouver aujourd’hui un rapport avec Dieu. Cela me semble le fil conducteur sur lequel insister, a ajouté le père Lombardi. «Ce n’est pas un problème spécifique à l’Islam, c’est une considération faisant référence à la dimension religieuse dans le monde».

Munich plus cordiale que ce qu’on aurait pu penser

Par ailleurs, dans sa déclaration, le directeur de Radio Vatican a souligné que le pape était très content de l’accueil qui lui a été réservé en Bavière depuis son arrivée le 9 septembre, et à Munich en particulier. En effet, Munich est une ville où il y a d’importantes composantes libérales et des communautés évangéliques fortes, par rapport au reste de la Bavière catholique, comme l’a expliqué le père jésuite. «Ce n’est donc pas une ville naturellement enthousiaste vis-à-vis du pape». Or elle a été «très cordiale, et surtout plus cordiale que ce qu’on pouvait attendre».

«J’ai la sensation que le pape a été particulièrement ému à la Marienzäuge», dans l’après-midi du 9 septembre, sur la Marienplatz, au coeur de la ville de Munich, a aussi dit le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, observant alors le regard de Benoît XVI s’adressant à la Vierge.

Interrogé sur l’allusion faite à la Russie dans le texte de l’homélie que le pape devrait prononcer aux vêpres mariales dans l’après-midi du 11 septembre, dans la basilique sainte Anne d’Altötting, le père Lombardi n’a pas voulu voir d’allusion particulière aux orthodoxes. Il y a «un grand respect de ce pape avec l’orthodoxie, et de l’engagement qu’il met dans le domaine des rapports oecuméniques, donc il n’y a certainement pas une intention particulière» dans le texte, a-t-il souligné. Dans son homélie, le pape déclare qu’il y a peu d’ouvriers pour porter l’Evangile de la paix en Russie, alors que la moisson pourrait y être abondante.

«Je crois qu’il pense au soin des catholiques, dans ce domaine», a poursuivi le père Lombardi. «C’est une grande région où il y a, aujourd’hui, des possibilités d’engagement pour l’Eglise». Il y a là-bas «une grande possibilité d’engagement missionnaire, de mission d’annonce», a-t-il insisté.

«Mais je n’y vois pas d’indication particulière», a encore affirmé le père Lombardi. Il a aussi mentionné le fait que beaucoup de catholiques dans les anciens pays de l’URSS, comme sur le long de la Volga ou au Kazakhstan, étaient d’origine allemande. «Cela pourrait être un motif de la référence en ce sens», a conclu le jésuite piémontais. (apic/imedia/ar/vb)

11 septembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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