Amélioration des relations judéo-chrétiennes en Israël

Aujourd’hui, on note au quotidien en Israël une nette amélioration des relations judéo-chrétiennes. Certes, certains judéo-chrétiens continuent de vivre leur foi dans une semi-clandestinité. «Cela dépend évidemment du milieu dans lequel ils se trouvent, précise le Père Jean-Baptiste Gourion, car il existe encore beaucoup de préjugés dans la société israélienne contre l’Eglise catholique en particulier, qui est considérée comme ayant été la plus dure envers les juifs».

Mais, reconnaît le religieux français, d’immenses progrès ont été faits: la reconnaissance de l’Etat d’Israël par le Vatican, la déclaration romaine sur la shoah ont contribué à une amélioration du climat et des relations. «Cela permet aux juifs de se rendre compte que l’Eglise a changé et que l’antisémitisme n’a plus sa place en son sein». Le respect mutuel est en progression, malgré la difficulté de la situation politique actuelle en Israël, caractérisée par la montée des extrémismes de tous bords et la radicalisation religieuse.

«Dans le cadre des relations judéo-chrétiennes, l’Œuvre de Saint Jacques joue – dans une modeste mesure – un rôle de pont. Mais le contentieux à régler est redoutable; la shoah a été quelque chose de tellement énorme que la sensibilité reste encore à vif, de même que la peur. ” D’autre part, le sens de l’existence d’une communauté catholique de langue hébraïque est de plus en plus compris par l’Eglise locale de Terre Sainte, essentiellement arabe et palestinienne. «Les choses commencent à se clarifier, car il y avait une grande méconnaissance du judaïsme. Le patriarche Michel Sabbah est un homme ouvert qui s’initie à cette réalité nouvelle. L’existence d’une communauté d’expression hébraïque est désormais reconnue comme une richesse dans l’Eglise de Terre Sainte». (apic/be)

6 août 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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