Amnesty International dénonce les atrocités au Congo RDC

Amnesty International dénonce dans un nouveau rapport publié à Londres (Democratic Republic of Congo: Killing human decency) des atrocités et des violations des droits de l’homme massives en République démocratique du Congo (RDC). Des milliers de civils non armés sont victimes de massacres, de torture et de viols de la part des forces combattant en RDC, tant de la part des rebelles que des forces loyales au président Laurent-Désiré Kabila. Les conditions de détention des prisonniers sont atroces, les détenus sont torturés et réduits à l’état de «squelettes humains» par manque de nourriture et de soins. Des enfants – parfois âgés de 12 ans – sont recrutés comme soldats par toutes les forces en conflit. Les groupes de rebelles pro-Kabila maï-maï et leurs alliés des milices rwandaises hutues «interahamwe» commettent également des viols et des assassinats contre les personnes accusées de soutenir les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et les occupants étrangers.

Le RCD dans le collimateur

Amnesty précise que la plupart des violations des droits de l’homme ont cependant été commises par le RCD, qui contrôle avec le soutien du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda une bonne partie du nord et de l’est de la RDC.

Des milliers de civils non armés, principalement des femmes, des enfants et des vieillards qui n’ont pas pu fuir ou qui pensaient ne courir aucun risque de la part des combattants, ont été la cible de massacres déélibérés et arbitraires de la part de groupes armés de l’opposition et des troupes gouvernementales du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda.

Selon Amnesty, l’une des pires atrocités s’est déroulée l’an dernier, quand les rebelles du RCD et des troupes alliées du Rwanda et du Burundi ont massacré 800 personnes dans la ville de Makobola, au Sud Kivu. Les gens ont été entassés dans des maisons auxquelles les combattants ont mis le feu.

Le rapport d’Amnesty précise que les violations des droits de l’homme dans les régions contrôlées par gouvernement ont été beaucoup moins répandues en 1999 qu’à la fin de 1998, mais sont encore courantes. «Plus de 100 civils et soldats ont été exécutés depuis le début 1999, après avoir été condamnés par des tribunaux militaires qui ne répondent pas aux standards internationaux». L’organisation de défense des droits de l’homme mentionne également de nombreuses «disparitions» (apic/bbc/africanews/be)

2 juin 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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