Non à la chasse aux défenseurs des droits de l’homme
Angleterre: Amnesty International lance un appel aux autorités égyptiennes
Londres, 26 juin 2002 (APIC) Un défenseur égyptien des droits humains a été condamné l’an dernier à sept ans de prison. A l’occasion de la révision de son procès, qui s’est ouvert le 25 juin, Amnesty International (AI) lance un appel aux autorités égyptiennes. Il leur demande de cesser de traiter comme des délinquants ceux qui militent en faveur des droits de l’homme.
En mai 2001, la Cour suprême de sûreté de l’Etat égyptien avait condamné Saad Eddin Ibrahim, directeur du Centre d’études sur le développement «Ibn Khaldun» à sept ans d’emprisonnement. Il est accusé avec ses collègues d’avoir reçu sans autorisation des fonds et d’avoir fait circuler de fausses informations à l’étranger. Mais en février 2002, la Cour de cassation à décider de faire rejuger l’affaire, Saad Eddin Ibrahim et les autre prisonniers ont été remis en liberté. Dans le cadre du procès en révision, Amnesty International appelle les autorités égyptiennes de cesser de traiter comme des délinquants ceux qui militent en faveur des droits de la personne. En intentant un procès politique à Saad Eddin Ibrahim et ses collègues, c’est l’ensemble du mouvement égyptien de défense des droits humains que les autorités égyptiennes veulent réduire au silence, estime Amnesty.
En outre, AI dénonce la loi sur les organisations non gouvernementales (ONG) adoptée par le parlement égyptien le 3 juin 2002. Cette loi impose des restrictions et prévoit notamment des sanctions pénales pour des infractions qui relèvent dans certains cas du simple exercice de la liberté d’association garanti par les traités internationaux. Pour Amnesty International, le procès des militants des droits humains Saad Eddin Ibrahim et la nouvelle loi sur les ONG menacent le développement de la société civile en Egypte et, en particulier, celui des mouvements en faveur des droits humains. (apic/ai/cm)




