Pour l’archevêque de Cantorbéry, il y a des limites à ne pas franchir
Angleterre: Conférence de Lambeth des Eglises anglicanes
Cantorbéry, 21 juillet 1998 (APIC) – «Il y a des limites à notre foi et à nos principes moraux que nous franchissons à nos risques et périls». Tel est le message du primat de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Cantorbéry, Mgr George Carey, à l’occasion de la 13e Conférence de Lambeth.
L’archevêque Carey s’exprimait devant les 739 archevêques et évêques, dont beaucoup étaient accompagnés de leur épouse. La Conférence de Lambeth, qui a lieu tous les dix ans est avant tout une réunion consultative. Cette année, une des questions controversées est celle de l’ordination de prêtres homosexuels sur laquelle un certain nombre d’évêques se sont déjà exprimés ouvertement.
«Je ne plaide pas pour une sorte de compréhension anglicane qui serait vague, confuse ou incertaine à propos des fondations de notre foi. Nous sommes fermement attachés à notre foi historique basée sur le Credo et les Saintes Ecritures. Ceci est fondamental et essentiel, et il y a des limites à notre foi et à nos principes moraux que nous franchissons à nos risques et périls», a souligné Mgr Carey.
La Communion anglicane reste aussi divisée sur la question des femmes évêques, qui ne sont pas autorisées dans un grand nombre des 37 provinces autonomes, dont l’Eglise d’Angleterre dirigée par l’archevêque Carey. Onze femmes évêques sont présentes à la Conférence. Mgr Carey a été applaudi lorsqu’il a exprimé sa joie de les accueillir en tant que président. Lors du service d’ouverture célébré dimanche dans la cathédrale historique de Cantorbéry, les prières d’intercession ont d’ailleurs été conduites par l’une d’elles Chilton Knudsen, évêque du Maine, aux Etats-Unis.
La Conférence de Lambeth se poursuivra jusqu’au 9 août. A l’ordre du jour des débats figurent l’endettement du tiers monde et les relations avec l’islam. Les groupes de travail se tiennent à huit clos, mais les résultats des discussions seront présentés lors des plénières. La dernière semaine, une trentaine de propositions des groupes de travail seront débattues par l’assemblée. Les résolutions adoptées par l’assemblée ne sont cependant pas contraignantes pour les provinces, même si elles ont force morale. (apic/eni/mp)




