Les Eglises traditionnelles perdent leurs fidèles
Angleterre: Le nombre des musulmans pratiquants pourrait dépasser celui des anglicans
Londres, 22 mai 1997 (APIC) Si la tendance actuelle se poursuit, dans quelques années en Angleterre, le nombre des musulmans pratiquants pourrait dépasser celui des anglicans
D’après Peter Brierley, directeur de l’Association de recherche chrétienne, le nombre d’adultes musulmans pratiquants en Angleterre augmente annuellement de 30’000 alors que la participation au culte dominical des anglicans indique une baisse de 14’000. Selon la tendance actuelle, il y aura, en l’an 2002, 760’000 fidèles musulmans et 756’000 anglicans
Je ne vois pas l’intérêt à faire une comparaison entre anglicans et musulmans ni à quoi cela sert», a immédiatement répondu un porte-parole de l’Eglise d’Angleterre. Le fait qu’en 1995, 1,47 million d’adultes étaient enregistrés sur les listes de l’Eglise est une meilleure indication que la participation au culte du dimanche.
La baisse de la participation des fidèles se retrouve de manière encore plus aiguë dans l’Eglise catholique (23’000 par année), a souligné Peter Brierley, alors que d’autres Eglises chrétiennes, en particulier pentecôtistes, obtiennent, comme les musulmans, un soutien croissant.
La communauté musulmane, que les commentateurs saluent comme le symbole de la diversité religieuse du pays, projette de construire une centaine de mosquées. Les musulmans viennent principalement du Bangladesh, du Pakistan et de l’Inde, autrefois sous domination britannique.
Interrogé sur cette évolution, l’évêque anglican de Jarrow, Alan Smithson, estime que les chrétiens pourraient apprendre des musulmans à prendre leur religion au sérieux et à s’interroger sur les valeurs – notamment sur la famille, l’éducation et les traditions. «Dans l’islam, la recherche de la sainteté et des valeurs est plus nette, je le crains, que dans le christianisme.» L’évêque avait fait la une des médias en février lorsqu’il avait choisi pour la période de Carême l’étude du Coran. Une part de l’attraction suscitée par l’islam provient du refus de la sécularisation et de l’irréligion», relève Mgr Smithson. Dans l’islam, il n a jamais semblé juste de transiger avec la sécularisation.» (apic/eni/mp)



