Angleterre: Les scientifiques inquiets de la montée du «créationisme»

Une théorie importée des Etats-Unis

Londres, 26 mars 2002 (APIC) Les «créationistes», qui affirment que la théorie de l’évolution est un mensonge, gagnent du terrain en Angleterre. La communauté scientifique britannique dénonce leur démarche visant à rechercher un dialogue avec les universitaires, afin de gagner en crédibilité.

D’un autre coté, à l’instar du géologue Trevor Emmet de l’Université polytechnique d’Anglia, les scientifiques soulignent qu’ignorer les «créationistes» revient à «leur donner un libre accès à nos écoles et à nos universités». Le cas du Collège anglais semi-privé «Emmanuel», qui enseigne la théorie de la création comme préférable à celle de l’évolution, est particulièrement représentatif de la diffusion de la théorie de la «jeune terre».

Cette théorie, qui affirme notamment que la terre n’a que 10’000 ans, est importée des Etats-Unis et de l’Australie, où ses défenseurs issus des milieux fondamentalistes chrétiens, disposent d’importants moyens de propagande.

John Mackay de l’association internationale «Creation Research» (fondée au milieu des années soixante aux Etats-Unis) a déjà pris part, par le biais d’associations chrétiennes, à des débats avec des scientifiques. Tim Astin, lecteur en géologie de l’université de Reading et prêtre anglican, qui a accepté de débattre une fois avec John Mackay, a pour sa part souligné l’importance de défendre l’évolutionnisme.

Le cite web anglais «Creation Research» dénonce l’enseignement de la théorie de l’évolution qualifiée «d’endoctrinement». Il y est également affirmé que les attentats du 11 septembre sont une conséquence du péché évolutionniste «qui refuse de glorifier le Seigneur en ne le reconnaissant pas créateur de l’univers». (apic/guard/sh)

26 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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