La décision de l’ordination des femmes n’a provoqué que peu de départs

Angleterre: pas de conversion massive de prêtres anglicans (121093)

Londres, 12 octobre(APIC) Seuls 35 prêtres anglicans sont passés pour

l’instant à l’Eglise catholique suite à la décision prise l’an dernier de

permettre aux femmes l’accès à la prêtrise dans l’Eglise anglicane d’Angleterre. Ce chiffre, repris par la presse britannique, a été donné par Tony

Pinchin, prêtre anglican, qui s’apprête lui-même à passer à l’Eglise catholique. On est donc loin des 500 à 1’000 défections annoncées par certains

en novembre 1992.

Les premières ordinations de femmes devraient avoir lieu à Pâques 1994.

Des observateurs estiment qu’il pourrait encore y avoir 250 départs à ce

moment là. En même temps que leurs prêtres des centaines de laïcs seraient

entrés dans l’Eglise catholique. Pour l’instant les prêtres sont passés au

catholicisme comme simples laïcs. La Conférence des évêques catholiques

d’Angleterre et du Pays de Galles avait décidé, en avril dernier, qu’une

nouvelle ordination était nécessaire pour ces prêtres, et que le seul fait

de s’opposer à l’ordination des femmes n’était pas un motif suffisant de

conversion.

Les conditions auxquelles les prêtres anglicans pourront être admis au

sacerdoce catholique ne semblent pas encore bien définies. Certains évêques

veulent une période probatoire de deux ans comme laïcs, suivie d’une période de cinq ans d’études théologiques, d’autres penchent pour une procédure

beaucoup plus courte.

Toujours selon la presse, quelques prêtres mariés viennent de recevoir

l’ordination catholique. Ils sont actifs surtout dans le domaine des aumôneries.

L’Eglise anglicane de son côté a pris toute une série de mesures pour

diminuer les conflits autour de l’ordination des femmes. Ainsi le Synode a

décidé de nommer des «évêques volants» qui fourniront une assistance pastorale dans les diocèses ou les paroisses où il y a conflit à ce propos. Ils

pourront intervenir partout où les paroisses ne partagent pas, à propos de

l’ordination des femmes, le même avis que l’évêque du lieu. Une réglementation contestée par certains qui estiment qu’elle crée quasiment une Eglise

dans l’Eglise. Mais elle a le mérite d’éviter un schisme formel, constatent

les observateurs. (apic/kpr/mp)

12 octobre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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