L’Eglise s’engage pour affronter le problème

Angola: Mineurs de plus en plus impliqués dans des activités criminelles

Luanda, 3 mars 2006 (Apic) Trop de mineurs sont impliqués dans des activités criminelles dans les grandes villes angolaises, estime l’Eglise catholique dans le pays, qui s’engage tant bien que mal pour affronter le problème généré pour beaucoup par la guerre civile.

«La forte urbanisation provoquée par l’afflux des réfugiés et la guerre civile et la plaie du désoeuvrement poussent les jeunes à commettre des crimes», dénoncent l’Eglise locale de Luanda, capitale de l’Angola. Nascimento Cardoso, directeur adjoint de la Direction Nationale de Recherches Criminelles (DNIC), a du reste lancé l’alarme en raison, dit-il, du nombre élevé de mineurs impliqués dans les activités criminelles.

D’après les données laissées par les autorités de police, en Angola ces 4 dernières années, 3’189 jeunes entre 14 et 15 ans ont été arrêtés ou signalés par les forces de l’ordre.

Selon Nascimento Cardoso, les trois provinces du côté de Luanda enregistrent le plus important nombre de cas de mineurs impliqués dans des délits car les enfants et les adolescents vivent des situations difficiles qui les mettent facilement au contact de milieux criminels.

Assurer l’avenir

«Ces problèmes sont bien connus de l’Eglise catholique qui oeuvre dans la périphérie la plus dégradée des villes angolaises», assurent-on du côté de l’Eglise dans la capitale. «A Luanda par exemple, les salésiens gèrent diverses écoles professionnelles pour récupérer les mineurs dans les rues et tenter de leur donner un futur.

Les missionnaires agissent dans l’une des zones les plus dangereuses de la capitale, le marché de la «Lixeira». Les Verbites, par exemple, gèrent un centre d’accueil pour les jeunes des rues de la capitale. Les mêmes paroisses sont engagées dans des initiatives en faveur des mineurs à risque».

Un autre problème lié à la criminalité, non seulement jeune, est celui des armes à feu en circulation à cause de la guerre civile achevée en 2002. «La Commission «Justice et Paix» de la Conférence épiscopale locale a lancé un programme pour convaincre les détenteurs d’armes illégales de les remettre aux autorités. Récemment, «Justice et Paix» a lancé une autre campagne pour sensibiliser les autorités civiles et la population à procéder avec plus de décision à la campagne de désarmement en vue des élections politiques qui devraient se tenir cette année. (apic/fides/pr)

3 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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