Un phénomène « dangereux pour le pays et sa population »

Angola : Session spéciale du parlement sur la prolifération des sectes

Luanda, 29 février (Apic) L’Angola est toujours aussi préoccupée par la prolifération «anarchique» des confessions religieuses, a rapporté l’agence de presse ANGOP. Le parlement a consacré jeudi une session spéciale à ce phénomène. Fin janvier, le gouvernement avait interdit une secte chrétienne du Portugal, l’«Eglise Mana Crista», fondée en 1984 à Lisbonne, et présente dans plus de 20 pays dont 11 en Afrique.

Pour les parlementaires angolais, la prolifération des sectes dans le pays constitue une forme de désunion des populations, car «s’il y a un seul Dieu, il n’est pas nécessaire de nous diviser, cherchons à nous unir». Pour cette session spéciale, les députés ont invité le ministre de la Justice Manuel Aragao, et le vice-ministre de la Culture Virgilio Coelho, pour leur exprimer leurs «vives préoccupations» face à «l’exercice illégale du culte et à la pratique des actes incompatibles aux objectifs de ces sectes».

L’exercice de la liberté de conscience, de culte et de religion est régi par une loi de 2004 en Angola. Plusieurs parlementaires sont d’avis que beaucoup d’églises indépendantes mènent des activités illégales. Elles fonctionnent comme de «véritables entreprises au profit de pasteurs autoproclamés et de leurs familles», recueillant de «grandes recettes versées par les fidèles qui seront frauduleusement transférés à l’étranger».

Selon la parlementaire Candida Narciso, l’Angola a reconnu 83 confessions religieuses jusqu’ici, et 700 autres attendent d’être reconnues. Un nombre «exagéré», estime-t-elle. (apic/ibc/bb)

29 février 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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