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Sion: Mgr Norbert Brunner: L’Eglise catholique pourrait (100696)

ordonner prêtres des hommes mariés (»viri probati»)

Vers l’abolition du célibat obligatoire des prêtres?

Sion, 10juin(APIC) L’évêque de Sion, Mgr Norbert Brunner, estime possible

la levée du célibat des prêtres et l’engagement de «viri probati» comme

prêtres de l’Eglise catholique. Aucune raison théologique déterminante, ni

la Constitution de l’Eglise ne peuvent être opposées formellement à cette

possibilité. Mgr Brunner a exposé samedi sa conviction dans une interview

accordée au journal valaisan «Walliser Bote», édité à Brigue. Il a a nouveau abordé ce thème lundi dans un entretien donné à Radio Suisse Romande.

Par «viri probati», l’Eglise catholique désigne des hommes mariés qui

ont donné des preuves, dans leur communauté ecclésiale, d’une conviction

chrétienne authentique et donc une aptitude à recevoir aussi – si le pape

et les évêques le décident un jour – l’ordination sacerdotale. Mgr Brunner

considère que ce serait une première mesure pour lutter contre la pénurie

actuelle de prêtres. Une seconde mesure serait la levée du célibat obligatoire, a-t-il déclaré dans l’interview. Les deux solutions seraient conformes à l’essence de l’Eglise, mais il faudrait bien sûr modifier la loi ecclésiastique.

Il faut aussi discuter avec le peuple de Dieu

Interrogé lundi par la Radio Suisse Romande, l’évêque de Sion a déclaré

à nouveau «qu’il demande effectivement que cette loi soit modifiée à l’intérieur de l’Eglise catholique. Mais cette loi ecclésiastique a une grande

tradition dans l’Eglise. On pourrait presque dire que, pour certaines régions, elle était en vigueur depuis l’époque des apôtres. Et comme loi ecclésiastique proprement dite, pour l’ensemble de l’Eglise universelle de

rite latin, c’est autour de 1139 (deuxième Concile du Latran) qu’elle est

devenue effective. Alors, une telle tradition ne peut être changée par un

simple trait de crayon. Cela demande réflexions et discussions sur le plan

de l’Eglise universelle. C’est une discussion que nous devons avoir ensemble, nous évêques avec le pape, mais aussi avec le peuple de Dieu qui peut

donner son avis pour tout ce qui touche à sa responsabilité, non seulement

dans sa vie quotidienne, mais aussi sur des questions ecclésiales qui le

concernent directement ou indirectement».

L’évêque de Sion estime encore, dans «Walliser Bote», que l’ordination

de «viri probati», serait la solution à prendre en premier lieu, encore

faut-il qu’elle soit une décision prise en Eglise et par toute l’Eglise. Il

se pourrait d’ailleurs que cette nouvelle pratique soit autorisée d’abord

pour certains pays ou pour certains diocèses. Mgr Brunner ajoute immédiatement: «Je peux juste dire que le processus est en route». Pour la question

de l’ordination des femmes, l’évêque de Sion est plus réservé. Cette question doit être traitée séparément de celle du célibat des prêtres.

La situation dans le diocèse de Sion

Mgr Brunner reste persuadé qu’à long terme, des communautés de croyants

doivent être créées et donc qu’il faudra toujours des prêtres pour les accompagner. Le manque de prêtres, dans le diocèse de Sion, n’est pas la préoccupation pastorale de première urgence, mais elle reste cependant un problème sérieux. En Valais aussi, les croyants doivent être avertis, qu’un

jour ils ne pourront plus avoir la messe chaque dimanche dans chaque église. L’évêque invite les fidèles «à faire un sacrifice supplémentaire, dans

leur mobilité, pour continuer à nourrir leur vie religieuse».

En Valais aussi, on assiste à un recul de la religiosité officielle, déclare encore l’évêque de Sion. «L’homme reste cependant un être religieux,

car il est à l’image de Dieu». L’homme a besoin d’une aide pour s’orienter

et il l’espère aussi de l’Eglise. Le pape, les évêques et les prêtres sont

encore dans plusieurs régions les autorités morales du pays». (apic/gs/ba)

10 juin 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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