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Fribourg: Une marche silencieuse (201096)
pour le dialogue judéo-palestinien
Fribourg, 20octobre (APIC) «La Paix est le fruit de la justice»: précédées
de cette banderole rappelant un verset d’Isaïe, une centaine de personnes
ont participé cette semaine dernière à Fribourg à une marche silencieuse
pour soutenir une démarche de réconciliation entre les peuples israélien et
palestinien.
Organisée par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
(ACAT) du canton de Fribourg, en lien avec l’Association «Beit-Sahour», ce
geste se voulait un cri d’alarme au moment où le processus de paix, amorcé
par les accords d’Oslo, semble dans l’impasse. Mais les organisateurs se
sont heurtés à des difficultés qui révèlent combien le chemin de la paix
risque d’être encore long, même à Fribourg. La communauté israélite de Fribourg, contactée par les organisateurs, a préféré s’abstenir, après avoir
donné son accord sur la marche dans un premier temps. Des catholiques et
des protestants ont aussi, individuellement, émis des réserves sur l’initiative de l’ACAT.
La marche silencieuse a conduit les participants au nombre de 120 à 130,
de la paroisse catholique du Christ-Roi au temple de Fribourg. C’est au son
des cloches de l’église réformée que les pèlerins d’un soir, venus soutenir
la paix au Proche-Orient, ont été reçus au temple, rapidement rempli. Ce
moment d’oraison à dimension oecuménique a été ponctué par une lecture des
textes bibliques et une psalmodie chantée d’un texte coranique. Les prières
ont été assurées par Jean Renneteau, prêtre orthodoxe de Genève et Gabriel
Friolet, prêtre eudiste canadien, animateur de l’Ecole de la Foi à Fribourg. Une verrée a réuni les participants à l’issue de la soirée, co-organisée par l’association «Beit-Sahour».
Thérèse Bavaud, de Treyvaux, membre de l’ACAT, a déclaré à l’APIC que
les images véhiculées parfois par des médias fixent dans l’esprit du public
l’idée que les Palestiniens sont des terroristes, alors qu’ils défendent
leur droit à l’existence d’un Etat palestinien. Le relatif succès de la manifestation encourage l’ACAT à poursuivre son combat en faveur de la paix
et de la justice. Comme elle l’avait déjà fait en organisant une veillée de
prière pour l’ex-Yougoslavie. Car le chemin de la paix comme celui de la
justice est encore long. Mais comme le dit le livre d’Isaïe, «le fruit de
la justice sera le repos et la sécurité pour jamais» (Is.32,17). (apic/blba)
Encadré
Beit-Sahour (Chant des Bergers) est le nom d’un bourg palestinien de 10 à
12’000 habitants, à majorité chrétienne, situé près de Bethléem, à l’endroit où les les anges sont apparus aux bergers pour annoncer la naissance
du Sauveur. L’Association du même nom naît au moment de l’»Intifada», la
guerre des pierres, en 1987. Originaire de la commune palestinienne, le
Fribourgeois Naji Awad et sa famille veulent soutenir ses amis(es) palestiniens(nes) de la région dont le travail en Israël est menacé par la tension
entre les deux peuples. Un dispensaire lié à un couvent gréco-catholique
installé sur place bénéficie d’un soutien actif de la nouvelle Association.
Grâce aux apports financiers de la Suisse, l’établissement hospitalier
s’équipe peu à peu. Depuis trois ans, «Beit-Sahour» a complété sa contribution par le parrainage de la scolarité d’enfants dont les parents ne peuvent pas payer l’écolage. (apic/bl/ba)




