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apic/Afrique du Sud/Synode Eglise anglicane
Afrique du Sud: L’Eglise anglicane du pays
se prononce en Synode pour l’ordination de femmes évêques (280995)
L’archevêque Tutu demande un assouplissement des lois sur l’avortement
Le Cap, 28septembre(APIC) L’Eglise anglicane d’Afrique du Sud s’est prononcée en faveur de l’ordination de femmes évêques, en soulignant que cette
décision est «une conséquence logique» du oui à l’ordination des femmes
prêtres. La résolution, adoptée avec peu d’opposition, a été prise lors de
la réunion du Synode de l’Eglise anglicane, ouverte le 22 septembre dans la
ville de Kimberley, au nord du Cap. Un Synode encore marqué par la déclaration de l’archevêque Desmond Tutu, qui demande un assouplissement des lois
sur l’avortement en Afrique du Sud.
Les évêques anglicans d’Afrique du Sud ont été appelés à formuler des
lignes directrices pour aider à surmonter les difficultés qui pourraient
résulter de l’opposition de certains membres d’Eglise et du clergé à l’ordination de femmes évêques, indique une déclaration du Synode publiée au
Cap.
Le Synode annonce par ailleurs que les évêques anglicans d’Afrique australe vont présenter la candidature de Desmond Tutu, archevêque anglican
du Cap démissionnaire, dans le cadre de la Commission de vérité et de réconciliation en Afrique du Sud.
L’archevêque, qui envisage de prendre une année sabbatique comme professeur invité auprès d’une université américaine, a accepté que son nom soit
pris en considération, indique le service d’information de l’Eglise anglicane.
La commission devrait être mise en place par le gouvernement d’Afrique
du Sud, avant la fin de cette année, pour enquêter sur les violations des
droits de l’homme sous le régime de l’apartheid.
Modifier la loi sur l’avortement
L’ouverture du Synode de l’Eglise anglicane a encore été marquée par la
controverse provoquée par l’archevêque Tutu, qui s’est prononcé en faveur
d’un assouplissement des lois sur l’avortement en Afrique du Sud.
«J’espère, a-t-il dit, que nous pourrons affirmer notre respect de la
vie et pourtant, tout en tenant compte de cela, être prêts à adopter une
loi qui rende l’avortement un peu plus facile, en particulier pour les femmes pauvres, les femmes des campagnes, sans éducation, et pour lutter contre le nombre d’avortements clandestins».
Selon lui, la question ne peut être prise à la légère, et les femmes désirant avorter devraient pouvoir bénéficier de conseils et de soutien.
(apic/eni/pr)



