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apic/Agent secret polonais/Infiltré au Vatican/No comment des évêques
Pologne:Révélations sur l’infiltration d’un agent (230996)
des services secrets polonais au sommet du Vatican
Les évêques polonais se refusent à tout commentaire
Varsovie, 23septembre (APIC) Les «révélations» sur l’infiltration d’un
agent des services secrets polonais SB au sommet du Vatican dans les années
70 ne sont pour l’instant ni infirmées ni confirmées par les évêques polonais. Selon certaines sources, un membre du clergé polonais aurait été infiltré dans l’entourage proche du pape et aurait transmis des informations
confidentielles à Varsovie et Moscou.
Dans une interview accordée lundi au quotidien polonais «Gazeta Wyborcza», Mgr Tadeusz Pieronek, secrétaire de la Conférence épiscopale polonaise, a souligné que sous le régime communiste le clergé polonais a bel et
bien été soumis à la surveillance des services secrets, mais qu’il n’y a
pas de cas connu d’un prêtre recruté par les services secrets.
Mgr Pieronek a réagi à une nouvelle publiée par le journal «Tagesspiegel» de Berlin, qui se base sur du matériel de l’office chargé d’examiner
les archives de la STASI, les services secrets de l’ancienne RDA. Le journal berlinois parlait dans son édition de samedi d’un «membre du clergé
probablement polonais» qui aurait été placé «dans l’entourage immédiat du
pape». Durant de nombreuses années, il aurait ainsi livré aux services secrets communistes des documents confidentiels ainsi que des procès-verbaux
d’entretiens entre le chef de l’Eglise catholique et des chefs d’Etat
étrangers.
«Pure spéculation»?
A Dresde, le prélat Dieter Grande a qualifié l’article du «Tagesspiegel», en l’état actuel des connaissances, de «pure spéculation». Responsable du groupe de travail mis sur pied par les évêques catholiques d’Allemagne de l’Est pour éclaircir le rôle et l’activité des organes de l’Etat
est-allemand dans la surveillance de l’Eglise catholique sous le régime
communiste, Dieter Grande a mis en garde contre des «conclusions hâtives»
concernant un prêtre polonais qui travaillait pour la curie romaine dans
les années 70 et qui serait membre de la Conférence épiscopale polonaise.
Entretemps, un ancien officier polonais de haut rang a confirmé que dès
le début des années 60, Varsovie disposait d’une «source au Vatican». Il
s’agissait, prétend lundi le colonel Henry Bosak dans les colonnes du quotidien «Zycie Warszawy», d’un prêtre fonctionnaire de haut rang du Vatican
mais qui serait mort au début des années 80.
L’ancien ministre de l’Intérieur polonais Antoni Macierewicz a déclaré
lundi au quotidien «Rzeczpospolita» qu’il était au courant de la présence
au Vatican d’un agent communiste polonais – il pourrait aussi s’agir d’un
laïc – «qui était actif de manière très efficace dans les hautes sphères de
la hiérarchie vaticane». (apic/kna/be)



