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Allemagne: Congrès d’Aide à l’Eglise en détresse (040994)

Dénonciation du nationalisme renaissant

«La nation n’est pas la valeur ultime», affirme Mgr Lehmann

Königstein, 4septembre(APIC) Pour le chancelier allemand Helmut Kohl,

toute forme de nationalisme est une faute grave et les Eglise doivent contribuer à renforcer la conscience de ce péché parmi les fidèles. Tel était

le contenu de son discours prononcé lors du 44e Congrès international

«d’Aide à l’Eglise en détresse» tenu à Königstein en Allemagne sur le thème

«Chrétiens, nations et Europe».

Helmut Kohl a relevé que le patriotisme et le sentiment européen devaient se complèter. Le patriotisme consiste aussi à respecter l’amour des autres peuples à leur patrie. Mgr Karl Lehmann, président de la Conférence

épiscopale, a pour sa part invité les participants à une prise de conscience nationale qui inclut également la responsabilité de sa propre histoire,

également vis-à-vis des juifs. Mgr Lehmmann comprend que les pays d’Europe

centrale et de l’Est cherchent une nouvelle identité nationale également

dans leur passé religieux, mais il souffre de voir le patriotisme dériver

en nationalisme en abusant de la religion. «La nation n’est pas la valeur

ultime», souligne-t-il.

Les Congrès de l’Oeuvre «Aide à l’Eglise en détresse» à Königstein s’occupent traditionnellement de la situation ecclésiale de la société existant

en Europe centrale et de l’Est. L’organisateur en est le Collège Albert-leGrand à Königstein qui travaille en collaboration avec la commission «Eglise ouverte au monde» de la Conférence épiscopale allemande. Mgr Walter Kasper, évêque de Rottenburg-Stuttgart et président de cette commission, a

affirmé durant le Congrès que le nationalisme renaissant, spécialement dans

l’Est de l’Europe, cause des soucis aux Eglises. Après la chute du communisme, beaucoup de gens se cramponnent à lui «comme à l’ultime motif d’espérance». Face à cette situation l’Eglise ne doit pas seulement rester sur le

bord de la route en indiquant et en avertissant les dangers du nationalisme. Elle doit plutôt mobiliser les forces d’espoir des hommes.» (apic/knaba)

4 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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