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apic/Allemagne/Crucifix/réactions
Allemagne: Interdiction des croix (110895)
dans les écoles publiques bavaroises
Le cardinal Meisner: «Un jour noir dans l’histoire du notre peuple»
Bonn/Cologne, 11août(APIC) «C’est un jour noir dans l’histoire de notre
peuple». Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, a vivement
réagi à la décision de la Cour constitutionnelle allemande (BVG), qui a jugé jeudi la présence des crucifix dans les salles de classes des écoles
publiques bavaroises comme pouvant être assimilée à une atteinte à la liberté religieuse.
L’Evangile est la base spirituelle de la culture européenne et la croix
du Christ est son symbole, a souligné vendredi le cardinal. La Cour constitutionnelle essaie de créer par son jugement une «société occidentale sans
croix». «C’est comme vouloir planter un arbre sans ses racines», a déploré
Mgr Meisner.
Les évêques ne s’accommoderont pas de cette décision
Mgr Karl Lehmann, évêque de Mayence et président de la Conférence des
évêques d’Allemagne, a de son côté qualifié d’incompréhensible la décision
de la Cour constitutionnelle. Elle est, avec d’autres décisions récentes du
même sénat, un «symptome du changement profond de notre société», a affirmé
Mgr Lehmann.
Il a également relevé que les évêques allemands ne s’accommoderont pas
de cette décision, prise «avec une très petite majorité». Faisant allusion
à la période nazie, l’évêque de Mayence a déclaré qu’il est effrayant de
constater que l’on a peu appris du passé.
«L’ouverture mal comprise»
Le chancelier allemand Helmut Kohl a aussi jugé l’interdiction des croix
dans les écoles publiques bavaroises comme «incompréhensible». La croix,
comme symbole de la foi chrétienne, ne signifie une menace pour personne,
a-t-il déclaré vendredi à Bonn. «Au contraire, elle aide la majorité des
gens à retrouver les valeurs chrétiennes. L’ouverture de notre société pluraliste serait mal comprise, si elle menait à l’abolition des valeurs de la
société occidentale», a-t-il souligné.
Le problème ne sera pas importé en Autriche
Se référant à la décision de la Cour constitutionnelle allemande, Andreas Khol, président de la fraction du Parti populaire autrichien au Parlement, ne craint pas une «importation du problème» en Autriche, pays culturellement très proche de la Bavière. C’est une partie de la tradition autrichienne d’avoir une croix dans les salles de classe, rappelle-t-il. «Les
croix ont été enlevées de l’école durant une seule période, celle nazie», a
souligné Andreas Khol dans une interview au journal autrichien «Neues
Volksblatt». (apic/kna/kap/fs)




