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apic/Allemagne/impôt ecclésiastique

Berlin: la réintroduction de l’impôt de solidarité

risque de faire perdre des fidèles aux Eglises

Une brochure pour limiter les sorties d’Eglise (281194)

Berlin, 28novembre(APIC) La réintroduction en Allemagne, dès 1995 d’un

impôt de solidarité supplémentaire, risque de faire perdre des fidèles aux

Eglises. Il n’est pas exclu en effet que des fidèles soient tentés de

compenser cette charge supplémentaire en supprimant la contribution qu’ils

font au titre de l’impôt ecclésiastique, même s’il faut pour cela faire une

déclaration de sortie d’Eglise.

C’est un mauvais calcul, avertit l’archidiocèse de Berlin dans une brochure, car «l’Eglise est plus qu’une association». Dans ce dépliant diffusé

dès la semaine prochaine dans toutes les paroisses du diocèse, l’ordinariat

fait remarquer que l’allégement fiscal obtenu en sortant de l’Eglise ne

correspond pas au total de l’impôt ecclésiastique. L’impôt ecclésiastique

est en effet déductible de l’impôt sur le revenu. Par le jeu de la progressivité de l’impôt, en cas de sortie d’Eglise, la réduction obtenue est donc

nettement plus faible que la somme de l’impôt ecclésiastique.

La brochure rappelle aussi que l’Eglise a besoin de la contribution de

ses membres pour assurer ses tâches de pastorale, de charité et de formation. De plus une sortie d’Eglise n’est pas seulement un acte de droit formel, c’est aussi en quelque sorte un refus de l’offre de salut de Dieu. Des

brochures du même type ont été distribuées dans d’autres diocèses allemands, notamment à Cologne. (apic/kna/mp)

28 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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