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Argentine: Majoritaire dans une petite ville, les adventistes

interdisent alcool, tabac, vidéos, loteries et discothèques (250896)

Buenos Aires, 25août(APIC) Une ville de l’Argentine a résolu à sa façon

le problème de la fumée et de l’alcool, En interdisant l’un et l’autre. Les

5’000 habitants à majorité adventiste du septième jour de Villa Libertador

San Martin, à 500 kilomètres de Buenos Aires, interdisent dans la foulée

discothèques, loteries et jeux vidéos.

Cette interdiction fait suite à un vote des citoyens de la ville. L’interdiction, disent les adventistes, se fonde sur les enseignements de

l’Eglise adventiste du septième jour, à laquelle adhèrent la majorité des

habitants. Villa Libertador San Martin abrite une université adventiste,

qui compte 2’000 étudiants et une clinique, connue pour ses cures thermales

et de désintoxication, gérée aussi par l’Eglise adventiste.

A l’instar de la Convention baptise du sud des Etats-Unis et des Assemblées de Dieu, qui boycottent l’ensemble des produits Disney sous prétexte

que le gai Mickey n’est rien d’autre qu’un Mickey gay, les adventistes argentins y vont de leurs interdits. 60 % des habitants de Villa Libertador

San Martin se sont non seulement prononcés en faveur de l’interdiction de

l’alcool et du tabac, amis encore contre les jeux vidéo, les loteries, et

les discothèques.

Le vote, auquel ont pris part les citoyens la semaine passée, fait partie d’une campagne qui «cherche à promouvoir l’idée d’une âme saine dans un

corps sain». La vente d’alcool est considérée comme un acte «sacrilège»

dans la ville. peut-on lire dans un quotidien local.

Des personnalités comme le footballeur Diego Maradona, des acteurs et

des politiciens, sont déjà venus se faire soigner à Villa Libertador San

Martin pour y subir des cures de désintoxication, assure-t-on dans la ville. Selon une infirmière de la clinique, «Maradona a quitté la clinique

avant la fin de son traitement. Il croyait qu’il allait avoir un traitement

spécial, parce qu’il est célèbre. Mais ce ne fut pas le cas. Dieu ne fait

pas de différences entre ses enfants».

«L’on ne voit pas de jeunes aux cheveux longs ni de filles en minijupes

dans les rues de la ville. La seule musique que diffuse la radio locale est

de la musique folklorique et classique». Pour Juan Carlos Picazo, théologien adventiste et directeur de l’établissement thermal, toutes les choses

que racontent les médias ne sont que «médisances». Il est nécessaire, a-til dit, que les gens veillent à renforcer les liens familiaux.

Aucune information n’a cependant été donnée sur les peines encourues par

les réfractaires à la loi. (apic/eni/pr)

25 août 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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