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apic/Audience du pape/Mercredi/Etats-Unis
Rome: Jean-Paul II revient sur la «responsabilité» des Etats-Unis (181095)
Son dernier voyage dans ce pays au centre de l’audience du mercredi
Rome, 18octobre(APIC) Le pape Jean-Paul II est revenu une seconde fois
sur le bilan de son récent voyage aux Etats-Unis. «J’éprouve de l’admiration pour cette mosaïque impressionnante de cultures», a-t-il déclaré au
cours de l’audience générale du mercredi. Deux jours après la marche des
Noirs à Washington, le pape «prie pour qu’elle ne soit jamais divisée par
les conflits causés par des différences de classes, de races et de religions».
Le pape, qui n’a cependant pas fait allusion à la manifestation des
noirs américains musulmans du 16 octobre à Washington, a relevé que les
Etats-Unis «disposent d’abondantes ressources naturelles et humaines et
sont conscients d’avoir des responsabilités particulières à l’égard des autres peuples». Les Américains «savent que la culture de l’accueil est au
centre de la vocation de leur nation». Parmi les «étrangers» à accueillir
figurent en premier lieu «l’enfant à naître, les handicapés profonds, les
aînés, ceux qui n’ont aucune reconnaissance sociale».
Et le pape de prévenir: «si les Etats-Unis venaient à se fermer sur euxmêmes, ce serait la fin de ce qui constitue la véritable essence de l’expérience américaine».
Pour Jean-Paul II, cette responsabilité trouve une seconde application
dans la défense de la démocratie, car «beaucoup de peuples regardent les
Etats-Unis comme un modèle de démocratie». Ce qui ne va pas sans une condition importante: «Vivre selon les vérités et les valeurs que les nations
démocratiques incarnent et promeuvent, valeurs qui ne peuvent dépendre de
votes à la majorité ou des désirs de ceux qui crient le plus fort, mais des
préceptes de la loi de Dieu inscrite dans le coeur de l’homme».
Au plan religieux, Jean-Paul II a été impressionné par le contact direct
qu’il a eu avec les catholiques américains qui, a-t-il dit, «ont pris à coeur mes appels répétés pour que le troisième millénaire soit une occasion
privilégiée pour reconstruire la civilisation de l’amour. J’ai encore une
fois fait l’expérience directe de la recherche profonde du Dieu vivant qui
existe dans le coeur des Américains, une exigence que les mythes de la richesse, de la puissance ou du prestige ne peuvent satisfaire».
Enfin, Jean-Paul II garde un souvenir «inoubliable» de la messe célébrée
à Central Park à New York, avec la participation de nombreux jeunes. Car
«malgré les fausses idoles que la société propose souvent, les jeunes Américains sont ouverts à la vérité et à l’amour du Christ». (apic/jmg/pr)



