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apic/Autriche/Accusation d’homosexualité/Les évêques réagissent
Autriche:Accusations de «tendances homosexuelles» (010895)
lancées contre quatre évêques catholiques autrichiens
Indignation, démentis et action en justice contre le groupe HOSI
Vienne, 1eraoût(APIC) Quatre évêques catholiques autrichiens ont été accusés publiquement, mardi 1er août, par le groupe homosexuel viennois HOSI
d’avoir des «tendances homosexuelles». Ces prétendues «révélations» ont
suscité une vive indignation parmi les catholiques et le public autrichiens
et provoqué les démentis vigoureux des évêques concernés, qui ont aussitôt
annoncé une action en justice.
Les évêques mis au pilori par ce groupuscule radical sont Mgr Egon Kapellari, évêque de Klagenfurt, Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg, Mgr Klaus Küng, évêque de Feldkirch, et Mgr Christoph Schönborn, archevêque coadjuteur de Vienne.
Au cours d’une conférence de presse mardi, le secrétaire général de
l’initiative des homosexuels (HOSI) à Vienne, Kurt Krickler, a affirmé posséder sur chacun des évêques concernés au moins trois rapports de différents informateurs. K. Krickler a cependant refusé de donner les noms de
ces informateurs et le contenu de ces soi-disant rapports. Il a seulement
affirmé qu’il détenait des preuves assez «solides». Selon lui, il ne court
aucun risque devant un tribunal pour avoir dit de quelqu’un qu’il avait des
tendances homosexuelles, car il n’a accusé personne d’avoir commis des actes homosexuels.
Suite à l’intervention du président du Forum autrichien des homosexuels
et des lesbiennes, Christian Michelides, affirmant que son organisation
connaissaient «au moins huit» évêques homosexuels, le secrétaire général du
HOSI a affirmé qu’après une «procédure de sélection sévère», il n’en avait
trouvé que six. Et s’il ne les nommait pas tous cette fois-ci, c’était pour
avoir de la munition en réserve…
Atteinte aux droits fondamentaux de la personne
Dans des déclarations à la presse, les évêques concernés ont vivement
rejeté les allégations de Kurt Krickler. Ils soulignent n’avoir personnellement rien contre les personnes ayant de telles tendances, mais protestent
contre une manière de faire qui se moque des droits fondamentaux de la personne. Mgr Küng a déclaré qu’il n’est pas juste de vouloir obtenir un changement de la législation avec de tels moyens. En ce moment, les milieux homosexuels autrichiens font campagne pour abaisser de 18 à 14 ans l’âge de
la protection des mineurs en matière d’homosexualité. S’ils n’obtiennent
pas gain de cause, certains groupes ont annoncé la poursuite des «outings»
forcés de personnes homosexuelles, se disant prêts à révéler les noms de
personnalités politiques homosexuelles.
Le président de la Conférence épiscopale autrichienne, Mgr Johann Weber,
évêque de Graz, s’est déclaré profondément déconcerté par les accusations
portées contre certains de ses confrères. Il a demandé aux catholiques et à
la population autrichienne de ne pas considérer ces affirmations non contrôlées comme des faits avérés. De son côté, Eva Petrik, présidente de
l’Action catholique autrichienne, a dénoncé cette action comme moralement
injustifiable, parce qu’elle viole la sphère intime et la dignité humaine.
Elle considère qu’une telle campagne est tout autant dommageable pour les
milieux homosexuels que pour l’Eglise. (apic/kap/be)




