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apic/Avortement/président Clinton/vive réaction du Vatican/Veto maintenu
Washington:Malgré la ferme condamnation du Vatican, (210496)
le président Clinton maintiendra son «veto honteux»
Permettre l’avortement après la 20e semaine de grossesse
Washington, 21avril(APIC) Malgré la ferme condamnation du Vatican, le
président américain Clinton entend faire usage une nouvelle fois de son
droit de veto si le Congrès maintient sa volonté d’interdire l’avortement
après la 20e semaine de grossesse. Vendredi, dans un communiqué, le SaintSiège avait qualifié ce veto de «honteux» et d’»acte incroyablement brutal
d’agression contre une vie humaine innocente».
Mary Ellen Glynn, porte-parole du président américain à Washington, a
toutefois confirmé que la position de Bill Clinton restait la même. Le
Saint-Siège a réagi vivement au veto présidentiel contre la loi interdisant
strictement les «avortements tardifs» adoptée fin mars par le Congrès américain.
Après 20 semaines de grossesse, les techniques d’avortement classiques
ne peuvent plus être mises en oeuvre. Il faut donc provoquer chez la femme
des contractions pour faire sortir l’enfant pour le supprimer aussitôt, par
aspiration du contenu crânien.
Désapprouvée aux Etats-Unis par 65% des personnes favorables à l’avortement et par 78% de femmes, cette technique est très controversée. Soumise au vote du Congrès, elle avait été rejetée. Décision contestée par le
président, qui a usé de son droit de veto pour rétablir la loi autorisant
cette méthode. La Conférence épiscopale des Etats-Unis et huit cardinaux
américains ont immédiatement condamné ce veto et ont écrit une lettre commune au président Clinton.
Datée du 16 avril et publiée dans «L’Osservatore Romano» du vendredi 19
avril, cette lettre a «le soutien total» du Saint-Siège, qui a publié le
même jour un communiqué. «La décision présidentielle, prise à l’encontre du
Congrès américain, peut-on lire, est un veto honteux, qui équivaut en pratique à un acte incroyablement brutal d’agression contre une vie humaine
innocente et contre les droits humains inaliénables de celui qui n’est pas
encore né. En légalisant cette procédure inhumaine, la décision présidentielle met en péril l’avenir moral et éthique de la société», ajoute le
communiqué.
La décision de s’opposer à l’interdiction des avortements tardifs rapproche le pays d’une approbation de l’infanticide, affirmaient pour leur
part dans la lettre au président Clinton Mgr Anthony Pilla, le président de
la Conférence épiscopale, et les huit cardinaux américains. Les signataires
déploraient la «culture de la mort» qui se développe aux Etats-Unis, que
confirment les récentes décisions de deux tribunaux d’appel fédéraux en matière d’euthanasie.
C’est fin mars que la Chambre des représentants a voté, par 286 voix
contre 129, un projet de loi interdisant l’avortement après la 20e semaine
de grossesse, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Un projet similaire avait été approuvé par le Sénat à la fin de l’année dernière. Les
deux chambres doivent maintenant revoter la proposition de loi avec une majorité des deux tiers pour passer outre au veto du président Clinton.
(apic/kna/be)



