Sion: les médecins catholiques en Congrès (270594)
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L’avortement et ses conséquences pour la famille et la société
Sion, 27mai(APIC) L’avortement et ses conséquences sur la famille et la
société a constitué le thème principal de la deuxième journée du Congrès de
l’Association de médecins catholiques pour le planning familial naturel
(AIMFEN). Un Congrès consacré au thème «Grosesse, naissance, l’enfant: nécessité d’une réflexion éthique?» et placé sous l’égide de l’évêque de
Sion, le cardinal Henry Schwery.
Les participants, encouragés par un message du cardinal Josef Glemp,
primat de Pologne, à l’occasion de sa visite en Suisse, ont poursuivi leurs
travaux en s’intéressant à l’avortement et à ses conséquences sur la famille et la société. Tous les conférenciers ont dénoncé l’avortement comme un
meurtre générateur de troubles psychiques profonds.
Avorter n’est pas un acte innocent
Le docteur Philippe Schepens, secrétaire général de la «Fédération mondiale des médecins pour le respect de la vie humaine», a qualifié, dans sa
conférence sur le «syndrôme post-avortement: description et attitude thérapeuthique», l’avortement de «déni des droits de l’homme» le fait de tuer un
être humain de manière délibérée avec préméditation», «le seul acte qui tue
à plus de 100%.
S’appuyant sur sa pratique, le conférencier a présenté le syndrôme postavortement: «La femme ressent l’avortement comme le fait d’avoir tué son
propre enfant de façon consciente et préméditée» d’où les conséqences psychologiques graves: dévaluation de soi, alcoolisme, drogue, suicide, stress
post-traumatique», cauchemars nocturnes, difficultés de relations interpersonnelles, panique, dépression, et troubles organiques. Pour le docteur
Schepens, «oser dire que les femmes sont soulagées après un avortement, relève d’une subtile désinformation».
En outre, l’avortement touche la famille. Le père biologique qui peut
vivre un sentiment de culpabilité, de perte de responsabilité, les frères
et soeurs de l’enfant avorté: chez eux peuvent se manifester un sentiment
d’insécurité, une perte de confiance en soi, voire une aversion envers
leurs parents.
Refuser l’avortement au nom des droits de l’homme
Quelle attitude thérapeuthique adopter? Le conférencier a tracé quelques
pistes affirmant au préambule qu’il n’existe pas de «véritable thérapie curative». Il a insisté sur la prévention dissuasive pour permettre au patient d’atteindre le pardon et la réconciliation, étapes finales du processus thérapeuthique.
En conclusion, le docteur Schepens a posé un regard critique sur la société de cette fin du XXe siècle, dénonçant des «idéologies douteuses» au
nom desquelles on prône une vue soi-disant nouvelle de la société.
L’avortement au coeur des cycles de violence
La doctoresse Marie Peeters, ancienne collaboratrice du professeur Jérôme Lejeune au Centre de recherche génétique humaine et des maladies de
l’intelligence à Paris, a examiné les conséquences de l’avortement, «la
tragédie la plus grande de toute l’histoire de l’humanité sur la famille et
la société. S’appuyant sur des chiffres de l’Organisation mondiale de la
santé, elle a souligné qu’il y aurait 40 à 60 millions d’avortements par an
dans le monde touchant quelque 240 millions de personnes. «On peut se demander s’il n’existe pas une véritable conspiration du silence» face au
syndrôme post-avortement, a dit la conférencière.
Enfin la doctoresse Maria Simon, de Würzburg en Allemagne, a présenté
«les conséquences psychiques pour la mère de la mise à mort de son enfant à
Naître». D’une part, il n’y a pas d’avortement «sans risques», d’autre part
la femme enceinte commet en avortant un acte diamétralement opposé à son
rôle de mère.
Retrouvant chez les femmes qui ont avorté les même symptômes que le docteur Scheppens, Maria Simon a étudié les quatre mécanismes pour faire face
aux suites d’un avortement: le refoulement, qui produit des troubles somatiques; la projection: de nombreuses femmes qui ont avorté disent l’avoir
fait sous la pression de leur entourage; la justification, puisée dans une
solidarité avec d’autres femmes qui ont avorté; la confrontation dans le
dialogue, qui permet de retrouver un certain équilibre psychique en acceptant sa faute, en regrettant sa décision et en faisant le deuil de son enfant mort. L’avortement n’est pas une solution aux problèmes psychosociaux», a affirmé en conclusion la doctoresse Simon. (apic/id/cor/ba)



