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apic/baptêmes d’adultes en France/ nombre croissant.

France: 3’500 adultes recevront le baptême durant la nuit pascale (250396)

Un acte de liberté et de confiance

Paris, 25mars(APIC) 3’500 adultes recevront le baptême en France au cours

de la prochaine vigile pascale. Le nombre des adultes qui se préparent au

baptême va croissant. Le rythme de leur augmentation, 12% par an, s’accélère.

Pour le Père Guy Cordonnier, prêtre du diocèse de Versailles et responsable du Service national du catéchuménat, ces femmes et ces hommes qui

demandent à rejoindre la communauté chrétienne sont des personnes de notre

monde moderne, témoins de ses richesses comme de ses manques. Des jeunes,

des femmes, des professionnels. Un tiers vivent dans des villes moyennes de

10 à 20’000 habitants. Deux sur trois sont des femmes. Huit sur dix ont de

20 à 40 ans. Français d’origine, ils étaient sans religion antérieurement.

42% sont célibataires. Etrange paradoxe, souligne le Père Cordonnier, «la

pratique religieuse baisse en France. La tranche d’âge la plus marquée par

ce phénomène est celle des 20-40 ans. Et pourtant, c’est précisément dans

cette tranche d’âge que l’on trouve le plus de catéchumènes».

Un moment-clef de la conversion

Le responsable du Service de catéchuménat décrit aussi le moment-clef où

la préparation au baptême peut commencer. Pour ceux et celles qui sont attirés par le christianisme, il y a souvent un flot de doutes, de questions

et d’angoisses légitimes. Mais un déclic se produit souvent quand le futur

baptisé accepte la réalité. L’Eglise est le peuple de Dieu qui avance avec

ses défauts, ses doutes, ses erreurs. Jésus lui-même s’est intéressé aux

brebis perdues. Le catéchumène débutant prend alors conscience qu’il n’aura

pas à rompre avec le meilleur de son milieu d’origine. Il découvre qu’être

chrétien ce n’est pas s’éloigner des autres mais en être de plus en plus

proche. Et que lui-même aura peut-être un rôle de passerelle à jouer. Il

ressent que son témoignage et son histoire sont uniques. Il perçoit une foi

qui n’est plus un discours mais la vie elle-même, dont le moteur est

l’amour.

Il réalise soudain, conclut le Père Cordonnier, que ce Dieu qu’il cherchait partout est là, en lui, depuis longtemps, depuis toujours. La foi

n’est plus un diktat surnaturel qui lui tombe sur la tête. Elle devient une

décision, un acte de liberté. Il s’agit de poser un acte volontaire de confiance. De décider de s’en remettre à Dieu et de suivre le Christ. (apicsnop/ba)

25 mars 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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