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apic/Barcelone/Conférence Europe/Justice et Paix
Espagne: Conférence de Barcelone pour un partenariat euro-méditerranéen
Les Commissions «Justice et Paix» dans l’attente de résultats concrets
Barcelone, 27 novembre(APIC) Barcelone accueille en ce début de semaine
une Conférence (27 et 28 novembre) qui devrait permettre aux pays de
l’Union Européenne et de 12 pays du pourtour de la Méditerranée de relancer
un processus de coopération politique, économique et culturelle à l’échelle
de l’ensemble du Bassin méditerranéen. Une chance pour établir un partenariat véritable, à condition de dépasser le caractère inégal et injuste des
échanges, rappellent les commissions «Justice et Paix».
Réunis à Barcelone du 24 et 26 novembre, les représentants de Eglise
catholique et des commissions «Justice et Paix» se réjouissent de la tenue
de cette Conférence euro-méditerranéenne, qui offre, disent-ils, un cadre
nouveau de discussion et de coopération. Mais ils en attendent une approche
globale: une coopération Nord-Sud qui ne se fixerait pour objectif que la
sécurité ou l’échange commercial risque d’être vouée à l’échec.
Pour garantir la paix et la démocratie dans les pays du Bassin et pour
garantir le caractère global du partenariat, il est important, aux yeux des
participants, de promouvoir l’expression et la participation des sociétés
civiles des divers pays; de favoriser les échanges entre sociétés civiles;
de promouvoir l’échange culturel, «moyen d’ouverture aux autres, à l’intérieur et à l’extérieur des pays, et de prendre des mesures adéquates (circulation des idées et des personnes…).
Les bases d’un partenariat euro-méditerranéen sont la promotion de la
démocratie, le respect des droits de l’homme et du droit des nations, ainsi
que des minorités, y compris religieuses. Les partenaires, ajoutent les
commissions «Justice et Paix», doivent dialoguer, «en appliquant les principes de franchise, de transparence et de réciprocité».
A propos de l’immigration
Parmi les millions de personnes issues de l’immigration, originaires de
la rive Sud de la Méditerranée et installées au Nord, beaucoup sont appelés
à y rester, ont constaté les participants: c’est «un fait, un défi». «Il
tient à tous, déclarent-ils, en particulier à l’opinion publique des pays
du Nord, de transformer ce fait en chance de meilleure compréhension et coopération entre les deux rives de la Méditerranée, entre plusieurs cultures
et traditions religieuses. L’insertion, voire l’intégration des populations
d’origine étrangère dans toute société exige un effort et une transformation de tous, y compris de la communauté d’accueil, et donc la mise en
oeuvre des moyens adéquats, financiers et juridiques».
L’histoire invite, ont encore observé les participants, à reconnaître
que les diverses religions et cultures du Bassin méditerranéen, malgré de
multiples conflits, se sont mutuellement enrichies dans le passé. Une fois
encore, «il tient à tous, notamment aux autorités politiques et religieuses», que les courants d’échanges soient rétablis ou renforcés.
Les traditions religieuses multiples, parfois considérées comme un défi
ou une source éventuelle de conflits, voire un terrain qui nourrit l’intolérance et l’extrémisme, sont une richesse du Bassin méditerranéen, affirment encore les représentants de «Justice et Paix». Il est donc du «devoir»
de chaque religion «d’interroger ses propres traditions pour écarter ce qui
nourrit la violence, le mépris ou l’ignorance à l’égard des autres cultures
ou religions». «La Méditerranée, concluent les participants, ne doit plus
être une ligne de fracture entre un monde riche et un monde pauvre, entre
cultures ou religions antagonistes. Un véritable partenariat se ne réalisera que si on dépasse le caractère inégal et injuste des échanges. La Conférence de Barcelone est une chance pour établir ce partenariat véritable».
(apic/cip/pr)




