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apic/Belgique/200 jésuites/face à la société médiatique/nouveaux défis

Belgique:200 Jésuites belges réunis à Bruxelles (011095)

Mieux négocier le «virage culturel» de la société «médiatique»

Bruxelles, 1eroctobre(APIC) Près de 200 religieux jésuites appartenant à

la province belge méridionale de la Compagnie de Jésus, réunis en fin de

semaine à Bruxelles, ont planché sur les médias et le «virage culturel»

qu’ils représentent dans la société d’aujourd’hui. Ils ont été invités à

être présents sur les «autoroutes de l’information» et à relever le défi de

cette nouvelle culture qui pose des exigences nouvelles pour la mission.

La société actuelle n’est pas seulement influencée par les médias; elle

est transformée par eux. Plus que jamais, c’est «vers une nouvelle culture»

que sont entraînés les citoyens du monde, à l’heure où se construisent les

«autoroutes de l’information». Ouvrant la journée annuelle de la province

jésuite, le Père Dany Dideberg, supérieur provincial des Jésuites de Belgique francophone, a invité ses confrères à regarder de plus près cette «nouvelle culture». Il les a encouragés à y discerner de «nouvelles exigences

pour la mission», ainsi que le recommandait la 34e Congrégation générale

des Jésuites, qui s’est clôturée à Rome au printemps dernier.

Les chrétiens doivent être présents sur les autoroutes de l’information

Avec Alain Deneef, directeur général du département Multimédia et Inforoutes de l’entreprise nationale Belgacom, les religieux ont été plongés

dans le vif du sujet. Les autoroutes de l’information constituent un enjeu

pour une humanité en «communication». Mais le mariage de l’informatique et

du téléphone ne risque-t-il pas de donner naissance au pire des univers ?

A. Deneef n’a pas caché les risques. Mais il a relancé la question à son

auditoire: n’est-ce pas une raison de plus pour que les chrétiens soient

présents sur les autoroutes de l’information au lieu de s’en méfier. Pourquoi n’entreraient-ils pas dans les réseaux informatiques pour élargir les

espaces, au lieu de laisser d’autres les envahir et y répandre leurs seules

approches de la réalité ?

Et l’orateur de suggérer aux Jésuites «d’accompagner cette évolution de

la même manière qu’ils sont proches des pauvres». Il a d’ailleurs placé ce

conseil sous le patronage de leur fondateur, Ignace de Loyola, qui a su

être à la fois présent aux malades dans les hôpitaux de l’époque, tout en

conseillant des princes et des théologien de l’Eglise. Par leur réflexion

sur cet aspect du «virage culturel» de la société, les Jésuites entendent

oeuvrer pour une dignité de l’homme qui fasse «la plus grande gloire de

Dieu», comme le veut leur devise. (apic/cip/be)

1 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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