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apic/Berne/CSC/AVS

Suisse: La CSC dit non à l’élévation (200994)

de l’âge de la retraite pour les femmes

«Ce que les médias ne disent pas»

Berne, 20septembre(APIC) Affirmer que les assurances sociales en Suisse

vont droit à la faillite si l’on n’augmente pas l’âge de la retraite pour

les femmes est dangeraux dénonce la Confédération des syndicats chrétiens

de Suisse, CSC. De fait, la caisse AVS se porte bien affirment les

syndicats chrétiens chiffres à l’appui. L’image catastrophique véhiculée

dans les médias et l’opinion publique ne correspond pas à la réalité.

Si on analyse la situation sans préjugé, on constate que le compte de

l’AVS est bon, par contre, dans le domaine de l’assurance-chômage et de

l’AI les dépenses sont en constante augmentation. C’est également à cette

conclusion qu’est parvenu le Conseil Fédéral dans sa réponse à une

interpellation du conseiller national Zisyadis (POP, VD), remarque la CSC.

La caisse de l’AVS se porte bien

L’an dernier, le compte annuel de l’AVS s’est soldé par un excédent de

recettes de 810 millions de francs, la moitié du chiffre de l’année 1992.

En raison de la récession, les recettes n’ont augmenté que de 3%, contre

5,1% l’année précédente, de plus, les contributions fédérales ont diminué

de 5%. Pour l’année en cours, en se basant sur les résultats intermédiaires, on peut escompter un résultat également positif. Si on compare ces résultats avec ceux des années suivant la récession de 1975 au cours desquels

on a enregistré des déficits allant jusqu’à 642 millions de francs, on peut

dire que l’AVS se porte bien.

L’AI dans les chiffres rouges

L’assurance invalidité, AI, par contre, se porte mal. Elle accuse un déficit de 420 millions de francs. L’an passé, les dépenses ont augmenté de

14%. La raison de cette forte augmentation des dépenses est imputable à la

mauvaise situation économique et au taux élevé de chômage, Pour de nombreuses personnes âgées et pour de nombreux chômeurs en fin de droit, l’AI constitue la seule échappatoire. Le nombre de personnes ayant droit à une rente a augmenté de 7%, ce qui correspond à un montant de 200 millions de

francs. Pour 1994, les perspectives sont pires: le résultat calculé de janvier à juillet 1994 indique à nouveau une augmentation des dépenses de

9.9%. Le déficit de l’AI, pour le premier semestre 1994, s’élève déjà à 560

millions de francs. C’est pour cette raison qu’il est prévu pour le 1er

janvier 1995 une augmentation du taux de la cotisation à l’AI qui passera à

1.4 %.

Conséquences financières de l’élévation de l’âge de la retraite

Les tenants de l’élévation de l’âge de la retraite pour les femmes étayent leurs idées par des considérations financières. Pour la CSC, l’équation

disant que l’élévation de l’âge de la retraite fera économiser de l’argent

aux oeuvres sociales est fausse. Au contraire, il faut s’attendre à un report des coûts vers d’autres oeuvres sociales.

Actuellement, des études approfondies sont en cours pour ces questions. La

CSC touve par conséquent irresponsable de décider d’élever l’âge de la

retraite dans le cadre de la dixième révision de l’AVS sans attendre le

résultat de ces études. (apic/com/eb)

20 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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