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Sarajevo: Jean-Paul II fera un aller-retour le dimanche 13 avril (300197)

Rome, 30janvier (APIC) C’est désormais officiel: c’est bien le dimanche 13

avril que le pape, «réalisant son très vif désir», se rendra en visite

pastorale à Sarajevo, a annoncé jeudi la salle de presse du Vatican.

Jean-Paul II «répond ainsi à l’invitation et de la Présidence de la République de Bosnie-Herzégovine, ainsi que du cardinal Vinko Puljic et des

autres évêques du pays», précise-t-on à Rome.

La visite, un aller-retour, veut «encourager la communauté catholique à

persévérer dans son témoignage chrétien en actes» dans toute la BosnieHerzégovine, précise le communiqué du Saint-Siège, mais aussi «promouvoir

la compréhension et la collaboration avec les fidèles de toutes les confessions religieuses». Le pape entend aussi «soutenir les efforts pour poursuivre la construction d’une paix juste et le retour à une vie civile dans

une totale harmonie».

Récemment, dans ses voeux au corps diplomatique, le pape avait présenté

Sarajevo comme «la Jérusalem de l’Europe», où se côtoient les trois religions monothéistes, souhaitant que «cette cité, symbole des tragédies de

l’Europe du XXe siècle», devienne «un carrefour de la Paix», fondé sur la

liberté de conscience et de religion. Le communiqué de ce jeudi rappelle ce

voeu du pape que Sarajevo «soit demain signe de réconciliation et de développement pour tous les peuples d’Europe et du monde».

Mgr Francesco Monterisi, nonce apostolique en Bosnie, après un passage à

Rome il y a dix jours, est rentré en Bosnie pour examiner avec les évêques

les modalités de cette visite, d’abord fixée au 8 septembre 1994, en plein

siège, mais qui avait dû être annulée pour des raisons de sécurité.

«Le pape a été présent durant toute la guerre, en paroles et en actes, à

chaque instant», soulignait il y a quelques jours Mgr Sudar, évêque auxiliaire de Sarajevo. L’évêque avoue qúà certains moments on ne savait plus

s’il ne valait pas mieux fuir. «C’était la nuit, pendant le siège, rappelait-il. On voyait mieux le sens de notre tragédie de l’extérieur, au moins

pour ceux qui voulaient la voir. Et le pape voyait. C’est lui qui nous a

donné la fermeté. Il nous a dit: Restez.»

Aujourd’hui, si les accords de Dayton on changé le paysage, la paix ne

règne pas encore dans les coeurs après un siège qui a duré trois ans et demi, faisant 10’000 morts et 56’000 mille blessés, des foules de réfugiés.

Mgr Sudar fait confiance au «charisme» de Jean-Paul II, dont Sarajevo aussi

a besoin: «Je pense que sa présence physique pourrait ouvrir les coeurs encore très endurcis. Et pour cela nous avons besoin de lui, justement maintenant.»

Mgr Franz Perko, archevêque de Belgrade, a lui aussi exprimé son désir

de voir le pape aussi dans la capitale serbe, en ébullition depuis des semaines: «Nous attendons le Saint-Père ici aussi. Mais la situation ne permet pas que le Pape vienne tranquillement à Belgrade», a-t-il déclaré.

(apic/imed/mp)

30 janvier 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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