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apic/Bosnie/Nettoyage ethnique/Croates dénoncés/Mgr Komarica

Bosnie:Nettoyage ethnique de l’armée croate…contre des Croates(260196)

Mgr Franjo Komarica proteste contre les

violations croates des Accords de Dayton

Banja Luka/Zagreb, 26janvier(APIC) Des unités militaires croates tentent

en ce moment de nettoyer ethniquement le village de Majdan, dans le nordouest de la Bosnie, qui doit revenir sous contrôle serbe; ils veulent en

transférer la population croate vers Glamoc, sous leur contrôle. Dans une

note de protestation publiée ce vendredi, Mgr Franjo Komarica, évêque de

Banja Luka, qualifie cet acte de «grave crime de purification ethnique» et

de violation ouverte des accords de Dayton et dénonce les militaires et les

politiciens qui en sont les auteurs.

Selon l’agence de presse catholique IKA, à Zagreb, Mgr Komarica, qui réside en zone sous contrôle serbe, a interpellé dans des lettres de protestation le Commandement de l’IFOR pour le Secteur du nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, à Gornji Vakuf, et Mate Granic, ministre croate des affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Zagreb. MgrMiljenko

Anicic, son vicaire pour Banja Luka, a écrit pour sa part au président

croate Franjo Tudjman.

Des Croates vivant en harmonie avec leurs voisins serbes et musulmans

Selon les Accords de Dayton, le village de Majdan, près de Mrkonjic

Grad, appartient à la République serbe de Bosnie. Environ 500 habitants

croates de ce village y sont restés durant toute la guerre, vivant en harmonie avec leurs voisins serbes et musulmans dans des maisons qui leur appartiennent depuis des générations. Mgr Anicic, qui dispose de sources

d’information confidentielles, a alerté le président Tudjman qu’une vingtaine de camions du HVO (forces croates de Bosnie) sont arrivés à Majdan,

vraisemblablement pour y embarquer les habitants croates et leurs biens.

Avec ces nouveaux déplacements forcés, Mgr Komarica, qui a lutté pour la

coexistence entre les nationalités et le droit des Croates à rester dans

les villages sous contrôle serbe, est forcé de constater que la destruction

de ses anciennes paroisses se poursuit. Il estime que de tels transferts

forcés minent les fondements des Accords de Dayton qui prévoient le retour

des personnes déplacées et des réfugiés.

Mgr Komarica avait déjà dénoncé en décembre dernier les pillages et les

incendies criminels perpétrés par les soldats croates du HVO dans les localités de Sipovo et de Mrkonjic Grad, attribués aux Serbes par les Accords

de Dayton. (apic/kap/ika/be)

26 janvier 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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