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apic/Bosnie/Non au rapatriement forcé/Réfugiés bosniaques en Suisse
Suisse:Les responsables catholiques, juifs et protestants (220396)
contre un rapatriement immédiat des réfugiés bosniaques
Le sort des 18’000 réfugiés de la violence en Bosnie décidé le 27 mars
Berne, 22mars(APIC)Les responsables catholiques, juifs et protestants de
Suisse se sont prononcés vendredi contre un rapatriement immédiat des réfugiés de la violence en provenance de la Bosnie tant que la situation dans
cette région de crise ne s’est pas améliorée. Les autorités fédérales décideront le mercredi 27 mars du sort des quelque 18’000 Bosniaques actuellement réfugiés en Suisse.
Dans un communiqué commun, la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), la Conférence des évêques suisses (CES) et la Fédération des
Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) ont lancé un appel au Conseil fédéral à surseoir pour le moment au rapatriement de ces réfugiés. Ils rappellent que la nouvelle rencontre du Groupe de contact sur la Bosnie le 18
mars à Genève pour discuter de la mise en application des Accords de paix
de Dayton n’a pas obtenu les résultats escomptés.
Pour les signataires, même si les armes se taisent – «provisoirement» la paix est encore loin d’être une réalité en Bosnie. On continue d’ailleurs de piller et d’incendier. D’autre part, de nombreux endroits d’où les
Bosniaques ont été chassés restent sous contrôle serbe après les Accords de
Dayton. Normalement, selon ces accords, les réfugiés peuvent rentrer chez
eux, mais cela sera difficilement réalisable dans la pratique. En effet, de
nombreuses maisons, quand ce ne sont pas des localités entières, ont été
détruites ou sont déjà occupées par d’autres réfugiés.
Mais dans la Fédération croato-musulmane aussi, le retour des minorités
ethniques est resté jusqu’à présent largement lettre morte. Les signataires
de l’appel soulignent aussi que de nombreux réfugiés ne savent pas comment
ils pourront assurer leur subsistance, car la plupart des entreprises et
des commerces ont été détruits. Les responsables religieux estiment que les
réfugiés devraient avoir la possibilité de s’assurer de la situation de
leurs lieux d’origine avant d’être contraints à retourner chez eux. Ils
demandent que l’on tienne compte en particulier de la situation des membres
de «couples mixtes», appartenant à des ethnies qui se considèrent comme ennemies, étant donné qu’ils n’ont pratiquement aucune chance d’être intégrés
dans la société. (apic/be)



