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Brésil: Jean Paul II ouvre la Campagne (030395)

de la Fraternité à la télévison brésilienne

Le cardinal de Sao-Paulo critique le néo-libéralisme économique

Brasilia, 3mars(APIC) La Campagne de la Fraternité, réalisée au Brésil

durant la période du carême, a été ouverte mercredi à la télévision brésilienne par un message de Jean Paul II. Ce dernier, tout en rappelant que

«le carême est un temps de conversion et de pénitence destiné à préparer le

passage du Seigneur», a demandé explicitement que le Brésil introduise

d’amples réformes sociales car le développement doit produire des fruits

pour tous.

«L’ordre des choses doit être surbordonné à l’ordre des personnes et non

le contraire», a encore ajouté le pape. Le message pontifical été bien reçu

dans la presse qui a repris à la une l’appel de Jean Paul II . Plusieurs

journaux relèvent que le pape est bien informé des problémes brésiliens.

Ils citent, entre autres, l’audience donnée récemment au Vatican à quelques

évêques brésiliens: le pape avait alors spontanément abordé, avec des détails réalistes, la vie difficile des enfants de la rue, phénomène lié, selon lui, au fonctionnement défectueux des structures socio-économiques et

éducationelles.

A Brasilia, Mgr Luciano Mendes de Almeida, président de la Conférence

épiscopale nationale du Brésil (CNBB), a montré que la Campagne de la Fraternité, intitulée «La fraternité et les exclus», doit permettre d’offrir à

32 millions de Brésiliens se trouvant en situation d’exclusion sociale des

conditions conformes à ce qu’exige l’Evangile.

Lors de l’ouverture de la Campagne à la cathédrale, le cardinal Paulo

Evaristo Arns, archevêque de Sao Paulo, a posé la problématique qui, selon

lui, concerne toute l’Amérique latine: «Le nombre des exclus peut diminuer,

mais cela ne sera guère possible si nous permettons au néo-libéralisme de

dominer notre pays, comme cela existe en Amérique du Nord et dans divers

autres pays riches du monde, où les pauvres sont toujours plus nombreux et

où le capital reste toujours aux mains d’une minorité». (apic/em/ba)

3 mars 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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