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apic/Bresil / Jean Paul II

Rome: Jean Paul II reçoit le président brésilien Cardoso (140297)

Le pape plaide pour le développement de tous et pour la place des femmes

Rome, 14février(APIC) Le développement économique du Brésil ne peut renforcer les inégalités sociales; les échanges entre pays d’Amérique latine

ne peuvent se limiter aux biens économiques; il faut faire une plus grande

place à la femme dans la société. Telles sont les trois exigences soulignées par le pape Jean-Paul II devant le président brésilien Fernando Henrique

Cardoso, reçu le 14 février au Vatican .

Le plus grand pays catholique du monde (87 % des Brésiliens, soit 133,6

millions de fidèles sont baptisés dans l’Eglise catholique) entretient

«d’excellentes relations» avec le Saint-Siège, a noté Jean-Paul II, dont un

nouveau voyage est prévu au Brésil pour octobre prochain, à l’occasion de

la seconde Journée mondiale de la famille.

La première attention de l’Eglise catholique pour ce qui se passe au

Brésil porte, devait préciser le pape, sur «la phase actuelle de

développement dans tous les secteurs de la vie nationale». Car, on en

demande beaucoup au peuple brésilien, mais il faut aussi exiger du

gouvernement «une grande attention à la dignité de tout homme».

Et le pape de relever quelques points sensibles : une juste répartition

des richesses pour réduire la distance entre riches et pauvres; le respect

des populations indigènes; l’engagement pour la réforme agraire; la sauvegarde du milieu naturel; le renforcement de la démocratie.

Quant au «Mercosul», marché d’intégration et d’échanges économiques entre divers pays d’Amérique Latine, dont le Brésil, le pape souhaite que les

échanges entre les pays ne se limitent pas à l’économie, mais embrassent

aussi aussi les aspects culturels, moraux et spirituels.

Tout en redisant le soutien de l’Eglise aux efforts de développement en

cours au Brésil, le pape a lancé un appel particulier pour que la femme

soit mieux reconnue dans la société brésilienne : «Ce serait commettre une

erreur que de nier à la femme, le droit et le devoir de participer à la vie

de la société et de l’influencer».

Dans sa réponse, le président brésilien, a assuré le pape de la présence

des «valeurs chrétiennes» au Brésil, puis il a défendu son bilan économique

et social, en ajoutant que son gouvernement était «ouvert au dialogue franc

avec toutes les parties qui forment la nation». (apic/imed/mp)

14 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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