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apic/Burundi/Assassinat de trois missionnaires italiens/14 prêtres tués
Burundi:Assassinat de deux prêtres xavériens (021095)
italiens et d’une volontaire laïque italienne
14 prêtres assassinés en deux ans
Bruxelles, 2octobre(APIC) Deux missionnaires xavériens italiens, les Pères Ottorino Maule (53 ans), originaire de Gambellara/Vicenza, et Aldo Marchiol (65 ans), originaire d’Udine, ainsi qu’une volontaire laïque italienne âgée de 74 ans, Catina Gubert, originaire de Trente, ont été assassinés
samedi 30 septembre au Burundi. Ils ont trouvé la mort aux alentours de 19h
dans la maison des Pères xavériens à Buyengero, dans le diocèse de Bururi,
à 200 kilomètres au sud de la capitale Bujumbura.
Ces nouveaux assassinats visant l’Eglise catholique portent à 9 le nombre de prêtres tués ces derniers mois au Burundi. Trois religieuses ainsi
qu’une missionnaire laïque sont également tombées sous les balles de diverses factions armées. Depuis l’assassinat du président Melchior Ndadaye, en
octobre 1993, 14 prêtres ont été victimes des milices ou des militaires burundais.
Selon les témoignages recueillis sur place, des hommes armés ont fait
irruption dans la maison des Pères xavériens à Buyengero, dans le diocèse
de Bururi. Ils auraient fait agenouiller les Pères Ottorino Maule et Aldo
Marchiol et ils les ont tués d’une balle dans la tête. Peu de temps après,
une volontaire laïque, Catina Gubert, est arrivée. Blessée d’abord au ventre, elle a ensuite été tuée de la même façon que les deux missionnaires
italiens. Il s’agit certainement d’une exécution de sang froid et d’un «acte de vengeance».
Dans le collimateur des militaires?
Les cadavres ont été trouvés dimanche matin par une soeur qui travaille
dans une communauté proche de la paroisse. Les autorités militaires de Bururi, dans un communiqué publié dimanche après-midi, ont accusé les miliciens hutus. Des sources ecclésiastiques de Bujumbura lient cet assassinat
à des événements de l’an dernier: le P. Ottorino et un autre confrère, le
P. Modesto Tedeschi, avaient été accusés de protéger un groupe de jeunes
Hutus que les militaires avaient incriminés; lors du procès public, les
deux religieux avaient défendu les jeunes Hutus, plaidant leur innocence.
Les réactions politiques furent en faveur des deux Pères, tandis les militaires demandèrent l’expulsion du Père Ottorino.
Les Xavériens du Burundi, en accord avec les familles des victimes, ont
décidé de les enterrer, le mardi 3 octobre, dans la mission même de Buyengero, là où ils ont trouvé la mort. Ceci pour signifier leur fidélité à la
mission. La ministre italienne des Affaires étrangères, Mme Agnelli, a demandé à l’ambassadeur d’Italie à Kampala de se rendre à Bujumbura et de réclamer une enquête. (apic/bia/be)



