Rwanda:Caritas plus que jamais sur la brèche (100894)
apic/Caritas Rwanda
L’organisation présente sur tous les fronts
Bruxelles, 10août(APIC) Les Caritas sont plus que jamais sur la brèche au
Rwanda. Assurer la sécurité de la population et permettre aux réfugiés de
rentrer chez eux sont deux tâches que s’est assignées Caritas Catholica. En
attendant, il s’agit d’assurer des conditions de santé et d’alimentation
minimales. En plus de l’aide alimentaire, des équipes luttent en effet contre des conditions d’hygiène déplorables. D’autres ramassent les cadavres,
quelque 900 par jour parfois
A la demande des Caritas nationales, le Secours International de Caritas
Catholica intervient d’abord en tant que qu’agent de liaison de Caritas International. La Caritas Belgique, par exemple, a la charge de prévoir et
d’organiser de manière structurelle et pratique l’aide à fournir dans le
cadre de la problématique rwandaise.
Depuis la chute de Kigali (et l’arrivée massive de réfugiés à Goma), il
a été demandé aux différentes Caritas européennes de s’inscrire aux programmes d’aide pour un montant global de 4 millions de dollars. Ces programmes avaient deux objectifs: d’une part, l’achat, l’acheminement et la
distribution des produits de première nécessité (médicaments, nourriture,
produits nutritionnels, matériel sanitaire et d’hygiène) et de matériel divers (couvertures, casseroles, sheetings, tentes); d’autre part, le renforcement de la Caritas diocésaine de Goma par la mise en place d’une antenne
du Secours International.
Les trois dernières semaines, 10 avions chargés de 35 tonnes chacun de
matériel sont partis pour Bujumbura (les réfugiés et les déplacés); Gikongoro (les déplacés en zone de sécurité); Goma (les réfugiés). Il faut y
ajouter deux autres avions financés par Caritas Luxembourg pour l’aide aux
enfants non-accompagnés. Le premier est parti d’Ostende le 8 août, emmenant
25 tonnes de farine nutrionnelle, 2 tonnes de lait entier en poudre et 7
tonnes de médicaments offerts par Caritas Allemagne. Un second avion doit
partir le 17 août, avec à son bord du lait en poudre, 66 kits médicaux, 66
kits pharmaceutiques et du matériel chirurgical, ainsi que des biscuits
vitaminés et des vêtements.
L’aide du Secours International
En dehors de cette tâche d’agent de liaison, le Secours International a
déjà financé deux avions et prévoit un nouveau chargement pour Bukavu le 19
août. Le chargement de ce vol sera constitué de 15 tonnes de lait, 5 tonnes
de lait maternisé, 5 tonnes de biscuits vitaminés et de médicaments.
Des chargements d’alimentation à destination de Goma et de Bukavu sont
achetés dans les pays limitrophes – la semaine dernière, 2500 tonnes de
maïs et 1500 tonnes de haricots. Environ 300’000 personnes sont réfugiées
dans la zone de Bukavu. Caritas tente d’organiser ses structures pour pouvoir se consacrer au plus vite à la distribution de l’aide alimentaire à
Bukavu. Au total, le 15 juillet, des factures pour un montant de près de
1,3 millions de fs avaient été payées.
Sur place, les équipes de Caritas poursuivent le ramassage des cadavres
et la désinfection. Pour les cinq équipes affectées à cette pénible tâche,
le nombre de corps ramassés dépasse parfois les 900 par jour. Pour accélérer encore le travail, il est indispensable de pouvoir creuser de nouvelles
fosses à proximité du camp. La ville de Goma serait enfin libérée de tous
ses cadavres. Ce qui améliorerait déjà les conditions de (sur)vie des réfugiés dans la ville. Caritas, en collaboration avec l’UNICEF, s’occupe de
deux groupes de 500 enfants non-accompagnés sur le terrain de Buhimba. Les
enfants sont rassemblés dans des villages de tentes et bénéficient de
l’alimentation, des soins et des conditions d’hygiène minimum. Le nombre
d’enfants non-accompagnés pourrait atteindre 50’000 dans la région de Goma.
Caritas collabore au programme santé de Memisa en ce qui concerne le
renforcement des structures de santé du diocèse, l’encadrement médical des
enfants orphelins ou non-accompagnés et le service médical dans le camps.
L’organisation soutient également les structures médico-sociales du diocèse
en faveur des Zaïrois également touchés par l’arrivée massive des réfugiés
rwandais.
Enfin, Caritas se charge de l’encadrement et du suivi des réfugiés qui
souhaitent rentrer au Rwanda et de la distribution de pastilles pour la purification de l’eau. «L’aide est plus que jamais nécessaire, dit-on à Caritas, mais serait inutile à moyen et long terme sans une action politique
internationale auprès des autorités de Kigali pour permettre aux déplacés
et réfugiés de rentrer chez eux. (apic/cip/pr)




