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Lausanne: Nouveau directeur pour Caritas-Vaud
Pierre-Alain Praz succède à Christian Becco, licencié en juillet (021095)
Lausanne, 2octobre(APIC) L’institution Caritas-Vaud a désigné un nouveau
directeur, en la personne de Pierre-Alain Praz, 32 ans, actuellement chef
du service réfugié de Caritas Suisse à Fribourg. 61 personnes avaient posé
leur candidature suite au licenciement, cet été, de Christian Becco. Le
nouveau directeur n’entend pas jouer le rôle de «Monsieur Caritas-Vaud»,
mais intensifier la collaboration et le dialogue au sein de l’institution,
assure-t-il dans une interview accordée à l’APIC.
Pierre-Alain Praz reprendra la direction de Caritas-Vaud au 1er janvier
1996. D’ici là, il assurera une présence à temps partiel au sein de l’institution. La nouvelle a été annoncée lundi aux collaborateurs de CaritasVaud. La décision du comité a auparavant été approuvée par Mgr Pierre Bürcher, évêque auxiliaire à Lausanne.
Ce choix intervient après une vacance de direction de deux mois. Christian Becco, le précédent directeur, a en effet été licencié le 27 juillet
en raison d’une «grave divergence de vue» avec le comité. Il n’occupe plus
son bureau dans les locaux de la rue César Roux suite à une décision du comité le priant de «quitter son bureau dans un délai de deux jours». Il demeure néanmoins en fonction jusqu’au 1er décembre prochain.
P.-A. Praz est un ancien collaborateur de Caritas Vaud: il y a occupé un
poste de travailleur social entre octobre 1987 et août 1990, participant à
la création d’un secteur destiné aux requérants d’asile. 32 ans, d’origine
valaisanne, ce père de deux enfants est licencié en Sciences sociales et
pédagogiques de l’Université de Lausanne. Depuis 1990, il travaille à Fribourg pour Caritas Suisse. Il y a coordonné la mise en place des projets
d’intégration pour les réfugiés dans les Caritas régionales romandes. Depuis mai 1994, il mène la restructuration du service réfugiés (12 personnes) de Caritas Suisse dans cette même ville.
Cette nomination devrait mettre fin à l’état transitoire que vit l’institution vaudoise. La mise-à-pied du directeur avait contraint les membres
du comité à assurer une présence à tour de rôle dans les bureaux de César
Roux. L’accueil que les collaborateurs réserveront à ce directeur jeune arrivant dans une institution encore sous le choc n’est pas encore connu.
L’annonce du licenciement de Ch. Becco avait fait l’objet de plusieurs articles dans la presse et un certain malaise est encore perceptible parmi
les 25 collaborateurs de l’équipe. On attend également de savoir comment
réagiront les autres institutions sociales actives sur le canton de Vaud.
(apic/fh/pr)
Le nouveau directeur s’exprime
Le calme après la tempête?
APIC: Vous prenez la direction d’une institution secouée par une grave
crise: comment comptez-vous gérer la situation?
P.-A. Praz: Par le dialogue avant tout. Il faudra du temps pour que Caritas-Vaud se remette de ce qui s’est passé. Des mois, des années peut-être.
Il faut restaurer la confiance tant à l’intérieur que vis-à-vis de l’extérieur. Je compte néanmoins organiser rapidement une réflexion sur le sens
de notre présence dans le canton de Vaud, sur les priorités que CaritasVaud veut se donner. Il y aura sans doute des choses à changer et je compte
sur la participation des collaborateurs.
APIC: Comment voyez-vous votre retour à Caritas-Vaud?
P.-A. Praz: J’ai parcouru une boucle au sein de Caritas: j’ai commencé
dans l’institution vaudoise avant de travailler pour Caritas Suisse, puis
comme responsable du service réfugiés de Caritas Suisse à Fribourg. J’estime qu’il faut un certain idéal pour travailler chez Caritas, être prêt à
donner beaucoup, à investir du temps. En revenant à Caritas-Vaud, j’espère
que je serai l’étincelle qui enflammera la mèche.
APIC: Que souhaitez-vous changer?
P.-A. Praz: Mon intention n’est pas de faire la révolution tout seul. Je
veux susciter une réflexion sur l’ensemble de l’association par le biais
d’une participation de l’ensemble de ses membres. Je n’entends pas jouer le
rôle de «Monsieur Caritas-Vaud». Une collaboration étroite avec le comité
est indispensable, ceci d’autant plus que les décisions concernant l’avenir
de l’institution sont importantes. Je désire une plus grande responsabilisation des collaborateurs. De nouveaux secteurs et services devront être
dessinés, avec à leur tête de réels responsables. Je pense également que la
collaboration avec les autres Caritas régionales et Caritas Suisse a une
importance particulière. (apic/pr/propos recueillis par F. Hünenberger)



