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apic/Charte Santé/Vatican
Rome: charte pour les travailleurs de la santé (231194)
Code de déontologie à l’usage du milieu médical
Rome, 23novembre(APIC) Les travailleurs de la santé catholiques, à savoir
les médecins, les infirmières et les infirmiers et tous ceux qui travaillent en milieu médical, ont désormais leur «Charte». Elle a été publiée
mercredi par le Conseil pastoral pour la pastorale des travailleurs de la
santé, que préside le cardinal Fiorenzo Angelini.
Ce document de 120 pages, qui sera bientôt disponible en français, est,
selon les mots du cardinal Angelini, «un code de déontologie à l’usage des
travailleurs de la santé». Sa rédaction a nécessité quatre années de consultations et de travail avant de recevoir l’»imprimatur» de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Le texte, qui s’adresse aux «ministres de la vie», comporte trois
parties: la génération, la vie, la mort. Reprenant les enseignements des
papes et de l’Eglise, ce vade mecum du parfait soignant n’offre donc pas de
surprise, sinon celle de sa publication. Ses lecteurs y trouveront des
réponses précises à bon nombres de questions.
La génération
Le document redit le non de l’Eglise catholique aux manipulations génétiques qui «altèrent» et son oui à celles qui «soignent». Il confirme le
refus de la Fivette – fécondation in vitro et transfert de l’embryon (quand l’embryon conçu n’a pas d’autre parent que le partenaire du couple),
comme la «négativité éthique» de la Fivette hétérologue (quand le donneur
est étranger), le refus aussi de la fécondation artificielle des «célibataires»et de la «maternité de substitution».
La charte traite tous les aspects de la vie des travailleurs de la santé, allant jusqu’à leur rappeler que les soins «essentiels et urgents» doivent être garantis «même en cas de grève».
La vie
Dans le chapitre consacré à la vie, la charte précise que le diagnostic
prénatal «s’oppose gravement à la loi morale quand il peut conduire à un
avortement».
La recherche médicale sur des embryons humains est licite quand on est
«certain» de «ne pas nuire à l’intégrité de la vie et du foetus».
Quant à l’expérimentation sur le foetus, elle est possible «seulement
pour soigner», quand aucun autre soin n’est possible.
Pour les dons d’organes, tout est possible, sauf pour l’encéphale et les
gonades.
La mort
Enfin, dans le chapitre consacré à la mort, l’»acharnement thérapeutique» est rejeté, car il n’est pas en accord avec la dignité du mourant.
«Dans l’imminence d’une fin devenue inévitable malgré les moyens mis en
oeuvre, il est licite en conscience de prendre la décision de renoncer à
des traitements qui ne procureraient qu’un prolongement précaire et difficile de la vie, sans pour autant interrompre les soins normaux dus aux malades dans ce cas», ajoute le document, qui précise que «l’alimentation et
l’hydratation, même artificielle, sont des soins normaux».
Le document précise en outre que «l’usage d’un analgésique qui supprime
la conscience peut être licite en présence de douleurs violentes et insupportables», mais le mourant doit auparavant «satisfaire à ses devoirs moraux, familiaux et religieux».
L’avortement est exclu «dans tous les cas», et le médecin qui prescrit
«consciemment» des techniques qui empêchent la nidification de l’oeuf fécondé «apporte une coopération à l’acte abortif». A cet égard, les médecins
ont une «obligation de conscience». La fidélité à leur profession leur demande aussi de dénoncer «l’injustice légale» de l’avortement.
Enfin, le document rappelle que pour résoudre «des cas cliniques de plus
en plus complexes et problématiques» qui donnent aux médecins des
«responsabilités insoutenables», l’Eglise est favorable à la constitution
dans les cliniques de «comités éthiques».
Première session de l’Académie pour la Vie
La présentation de cette charte par le cardinal Angelini est intervenue
à la veille de l’ouverture à Rome du 9e congrès organisé par son dicastère
sur le thème «Homo vivens est gloria Dei. Connaître, aimer et servir la
vie» (L’homme vivant est la gloire de Dieu), auquel prendront part du 24 au
26 novembre 2’000 participants venus de 101 pays.
Dans le cadre de ce congrès se tiendra la première session de l’Académie
pontificale pour la Vie créée par le pape en février dernier. (apic/jmg/pr)




