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apic/Chine / Jean Paul II

Rome: Le pape souhaite visiter la Chine populaire (031296)

Jean Paul II lance un appel à l’unité, dans la fidélité à Rome

Rome, 3décembre (APIC) Le pape Jean Paul II a exprimé mardi le voeu de

pouvoir visiter les catholiques de Chine populaire. A l’occasion de la fête

de Saint Francois Xavier, patron des missions, Jean-Paul II a célébré la

messe, dans sa chapelle privée, pour un groupe de la communauté chinoise de

Rome. Transmise en direct par Radio Vatican, en liaison avec Radio Veritas

à Manille, cette messe était accompagnée d’un message du pape à l’Eglise de

Chine.

Jean Paul II a déclaré qu’il rencontrerait volontiers personnellement

les catholiques chinois pour confesser une même foi et un même amour de

Dieu.

Dans son message le pape a tenu à rassurer les autorités de la

République Populaire de Chine. «Les gouvernants ne doivent avoir peur ni de

Dieu ni de l’Eglise», a expliqué Jean Paul II. «Je leur demande (…) que,

dans le respect d’une liberté authentique (…), les croyants en

Jésus-Christ puissent eux-aussi apporter toujours plus la contribution de

leurs énergies et de leurs talents au développement du pays».

Aux catholiques chinois, le pape lance un appel à la réconciliation et à

la fidélité envers l’évêque de Rome. Sans s’adresser directement à l’Association patriotique des catholiques chinois, le pape a mis en garde contre

une conception de l’Eglise «qui ne correspond ni à la volonté du Seigneur

Jésus, ni à la foi catholique, ni aux convictions de la grande majorité des

catholiques chinois». Une image faussée de l’Eglise conduit à la division

et à «la confusion, au détriment soit de la foi elle-même, soit de la contribution que les fidèles peuvent offrir à leur patrie en étant artisans de

paix et de progrès social».

Depuis 1957, les catholiques chinois sont en effet divisés entre

l’Eglise patriotique reconnue mais contrôlée par le régime et l’Eglise

clandestine fidèle à Rome. Avec des hiérarchies parfois parallèles.

Pour éviter cette division, le pape a invité les évêques chinois à «accomplir leur ministère pastoral dans la communion hiérarchique», et notamment «en communion avec le successeur de Pierre», qui est nécessaire pour

que «les prêtres et les fidèles voient dans leurs pasteurs les évêques de

l’unique Eglise du Christ». (On considère aujourd’hui en fait que près de

la moitié des évêques «patriotiques» ont reçu l’aval secret du Vatican.

ndlr)

D’autre part, a affirmé Jean-Paul II, les évêques doivent diriger leurs

Eglises particulières «dans une pleine liberté et indépendance de toute autorité locale».

Mais Jean Paul II exhorte en même temps les évêques et l’Eglise fidèles

à Rome à continuer le dialogue dans la vérité et l’amour avec «ceux qui à

cause de difficultés lourdes et durables se sont éloignés de la plénitude

de la vérité catholique». Le pape invite tous les catholiques chinois à

construire l’Eglise «une, sainte, catholique et apostolique».

Dans une recommandation adressée semble-t-il aussi bien aux «clandestins» qu’aux officiels, Jean-Paul II a souligné l’importance d’une formation adaptée et sérieuse, pour les candidats au sacerdoce, mais aussi pour

les religieux et religieuses, et pour les catéchistes et les laïcs engagés

dans la transmission de l’Evangile. Une formation indispensable pour progresser vers «la plénitude de l’unité». (apic/imed/cic/mp)

3 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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