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apic/Chine/Pasteur expulsé
Chine: Pasteur expulsé de force de son église (211294)
Jugé trop libéral par le gouvernement
Pékin, 21décembre(APIC) Les autorités chinoises ont démis de ses
fonctions le pasteur Yang Yudong de Gangwashi. Le Bureau des affaires
religieuses lui reproche son attitude trop libérale et son soutien au
printemps de Pékin. Le conflit durait déjà depuis plusieurs années.
Des agents du gouvernement chinois ont empoigné Yang Yudong et l’on
traîné hors de l’église alors qu’il présidait son office dominical au début
décembre. Un fonctionnaire a informé l’assemblée que le pasteur était démis
de ses fonctions. Deux cents policiers sétaient mêlés à l’assistance pour
éviter toute protestation des fidèles
Le pasteur Yang Yudong a formé cet automne un comité de gestion de la
paroisse, composé de fidèles. Les membres de ce comité se sont très
rapidement trouvés en désaccord avec les responsables du Mouvement des
trois autonomies, dont la paroisse de Gangwashi fait partie, et du Bureau
des affaires religieuses qu’ils ont accusés de fraude et de détournement de
fonds.
En octobre, le gouvernement a essayé de démettre le pasteur mais a dû se
résoudre à reculer devant l’attention suscitée par l’affaire dans les
médias internationaux. Depuis lors, les forces de police harcelaient sans
répit les partisans du pasteur.
Les différents entre le pasteur Yudong et le gouvernement remontent à
1989. Yang Yudong avait alors donné la permission aux jeunes de sa paroisse
de participer aux manifestations du Printemps de Pékin.
En 1993, le gouvernement chinois avait décidé de se débarasser de cette
personnalité «gênante» qui de surcroit avait réussi à augmenter considérablement le nombre des fidèles de sa paroisse. Mais, les autorités
avaient déjà alors reculé devant la menace de manifestations hostiles.
Li Dequan, membre du comité de gestion de la paroisse et l’un des
partisans du pasteur démis, a appelé les fidèles à rester calmes pour
éviter qu’il y ait des blessés. Il a déclaré au «South China Morning Post»
de Hongkong, qu’on lui avait interdit de parler à la presse étrangère.
(apic/eda/eb)




