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Année internationale de la famille: un élan qui doit durer (131294)
Message des évêques de la Communauté Européenne
Bruxelles, 13décembre(APIC) Nos sociétés ont besoin des familles. Les familles ont besoin de solidarité et de soutien: c’est le message qu’adressent aux responsables politiques les évêques de la Commission des épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE) au terme de l’Année internationale de la Famille.
Dans une déclaration publiée à Bruxelles, les évêques soulignent que
«dans tous les pays, beaucoup d’hommes et de femmes mènent leur vie de famille – souvent dans des circonstances difficiles – dans un esprit d’amour,
d’engagement et de don de soi.» «Nos sociétés ont besoin de cet engagement.
Elles ont besoin des familles», insiste la COMECE, rappelant avec Jean-Paul
II que «la société ne saurait tenir sans la famille pour la simple raison
qu’elle puise dans les familles son origine et sa force».
La déclaration rappelle que, selon la conception chrétienne, la nature
et le but de la famille consistent «dans une vie commune des parents et des
enfants, fondée sur un mariage entre un homme et une femme, et portée par
l’amour, la confiance, la responsabilité et le respect mutuel». «La famille
apparaît ainsi, écrivent les évêques de la COMECE, comme la première école
des valeurs de la vie en société, sans lesquelles aucune structure sociale
ne peut durer. La société se désagrège quand elle ne bénéficie pas de la
contribution de chacun au bien commun. La famille est plus indispensable
encore comme cellule germinale de la solidarité. Aucune société digne de
l’homme ne peut exister sans la famille. Toute atteinte à la famille a aussitôt des répercussions sur la société.»
Attention, fragile!
Les conférences épiscopales de l’Union Européenne ont pris une part active à la mise en oeuvre de l’Année de la famille. A cette occasion, «le
grand péril dans lequel se trouve l’institution familiale s’est aussi manifesté», notent les évêques. «Dans l’actuelle mutation économique et sociale, dans un contexte culturel marqué par l’individualisme et la recherche
du profit, la famille est devenue très fragile. Ce sont surtout les familles marginalisées qui se disloquent», écrivent les évêques.
«Nous constatons, ajoutent-ils, que «trop souvent la famille est considérée comme une réalité qui ne joue aucun rôle dans les autres domaines de
la vie sociale. Pour ce qui concerne les droits et les devoirs, les hommes
sont trop souvent traités uniquement en tant qu’individus. Les tâches accomplies dans le cadre de la famille sont considérées comme affaire privée.
On oublie l’importance des familles aussi bien pour la cohésion sociale en
général qu’en ce qui concerne le domaine économique, qui a un besoin urgent
de jeunes ayant pu faire un vrai apprentissage de la vie».
«Une société qui donne presque dans tous les domaines la priorité à la
rentabilité, risque de ne tenir structurellement aucun compte de la famille, et de grever lourdement la vie familiale. Le fait, par exemple, qu’une
réglementation avantage les personnes sans enfants donne à réfléchir!»
Des initiatives
La COMECE espère fermement que les impulsions données pendant l’Année de
la Famille se poursuivront dans les pays de l’Union Européenne. Celle-ci ne
disposant que de peu de compétence dans le domaine de la politique familiale, ils insistent pour qu’elle ne néglige pas les initiatives et les contributions qui lui sont possibles, à savoir: création d’emploi tenant compte des familles, et permettant surtout aux femmes de concilier travail professionnel et tâches familiales; protection maternelle; prise en compte des
tâches d’éducation et du soin des malades et handicapés dans les systèmes
de sécurité sociale; politique d’aide aux personnes âgées; mise à disposition de logements convenables surtout aux familles de jeunes avec enfants;
prévention de la marginalisation sociale, qui conduit souvent à la dislocation des familles. (apic/cip/mp)




